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	<title>information Archives &#8212; Psilocybine Canada</title>
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	<description>Vente en ligne de microdoses de champignons psilocybe cubensis pour usage th&#233;rapeutique</description>
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		<title>Le suicide, ce fléau silencieux</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Mar 2023 17:36:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Psilocybine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Canada chaque année, 4500 personnes mettent fin à leur vie.&#160; Cela représente 12 personnes par jour qui arrivent à mettre leur plan à exécution, mais le nombre de tentatives est beaucoup plus considérable. Au niveau nationale, 14,7% des Canadiens auront des pensées suicidaires et 3.5% feront une tentative. &#160;Mais le nombre de décès cache&#8230;</p>
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<p style="font-size:16px"><strong><em>Au Canada chaque année, 4500 personnes mettent fin à leur vie.&nbsp; Cela représente 12 personnes par jour qui arrivent à mettre leur plan à exécution, mais le nombre de tentatives est beaucoup plus considérable. Au niveau nationale, 14,7% des Canadiens auront des pensées suicidaires et 3.5% feront une tentative. &nbsp;Mais le nombre de décès cache le véritable fléau…</em></strong></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Pour chaque personne qui arrives à leurs fins, il y a 25 tentatives, et 5 hospitalisations. Cela représente donc en moyenne 112&nbsp;000 tentatives de suicide par an au pays. Représentant 75% des suicides, les hommes utilisent des façons beaucoup plus léthal que les femmes (armes à feu, pendaison, etc.), tandis que les femmes représentent 3 fois plus de tentatives de suicide que les hommes, utilisant cependant des techniques moins violentes pour venir à leur fin. &nbsp;Quelles sont les causes qui poussent les gens à vouloir mettre fin à leurs jours?</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="684" height="786" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/03/graphique-suicide-1.jpg?resize=684%2C786&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3189" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/03/graphique-suicide-1.jpg?w=684&amp;ssl=1 684w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/03/graphique-suicide-1.jpg?resize=600%2C689&amp;ssl=1 600w" sizes="(max-width: 684px) 100vw, 684px" /><figcaption>Comportement suicidaire selon l&rsquo;âge</figcaption></figure>



<p></p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Deux problèmes majeurs sortent des statistiques concernant les causes de suicides&nbsp;: les problèmes de santé mental non diagnostiqués, non traités ou mal traités (absence de médecin/psychologue/psychiatre, prise de médicaments de façon non régulière, abus de médicaments d’ordonnance, suivi psychologique mal fait ou non fait), et les problèmes liés à la consommation d’alcool et de drogues.</p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Du côté santé mental, un des problèmes majeurs pour ceux qui demandent de l’aide est l’attente avant d’avoir accès à un psychiatre qui peut prendre plusieurs mois alors que de façon générale une personne qui demande de l’aide à besoin d’aide immédiatement.&nbsp; L’attente d’une consultation à travers les mois amplifie les problèmes psychologiques de la personne ce qui pousse malheureusement certaines personnes à prendre des mesures finales et autodestructrices. Il y a aussi le fait que demander de l’aide psychologique est encore un sujet très tabou de nos jours, étant vu comme un signe de faiblesse, d’échec, surtout chez les hommes stigmatisé dans les clichés de l’homme fort, l’homme qui endure dans le silence, ce qui fait que la majorité des hommes qui souffrent se terrent dans une grotte psychologique, gardant leur problèmes pour eux dans le silence au lieu de demander de l’aide. &nbsp;</p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">L’autre cause majeure de suicide est les problèmes liés à la consommation d’alcool et de drogue qui est aussi en lien avec les problèmes de santé mental. La consommation abusive et problématique d’alcool augmente par 7 les chances de faire une tentative de suicide et la très grande consommation abusive d’alcool augmente par 37 fois les risques de faire une tentative de suicide.&nbsp; Les hommes sont plus susceptibles de recevoir un trouble de consommation d’alcool et sont plus susceptibles d’avoir un haut taux d’alcool dans le sang au moment du décès par suicide.</p>



<p></p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/03/graph-suicide-2.jpg?resize=459%2C722&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3183" width="459" height="722"/><figcaption>Le suicide au Canada</figcaption></figure>



<p></p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Une nouvelle forme d’aide alternative fait de plus en plus leurs preuves et donnent espoirs pour de le futur&nbsp;: la psychothérapie accompagnée de psychédéliques. Les études sont peu nombreuses pour le moment, mais toutes indique la même tendance, à savoir que la consommation contrôlée et supervisée de psilocybine, a des effets mentales bénéfiques souvent dès la première dose et les effets thérapeutiques et de bien-être peuvent durer jusqu’à plusieurs mois. Les effets pouvant durer quelque mois, souvent une consultation au 2-3 mois suffit au patient pour voir une net amélioration dans l’état de santé mental chez le patient, nécessitant ainsi moins de ressources au cour de la thérapie.</p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Le Canada se trouve pionnier dans le domaine, ayant octroyé près de 50 permis d’aide en psychothérapie ayant recours à des psychédéliques.&nbsp; Les révolutions thérapeutiques étant peu nombreuses, plusieurs cliniciens voient d’un très bon œil l’utilisation contrôlé de psychédéliques et entrevois un futur plus que probant dans cette voie.&nbsp; Un autre des bienfaits remarqué et non-négligeable est que la consommation de psilocybine aide aussi à diminuer la consommation d’alcool et de drogues.</p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Nous n’avons pas l’arrogance de dire que la psilocybine est un produit miracle et qu’il peut régler tous les maux de la planète, cependant nous sommes d’avis que si la molécule est prise de concert avec une psychothérapie peut sauver quelque vies et à diminuer les symptômes de la maladie mentale, nous sommes tous gagnant en tant que société à ouvrir les portes plus grande à l’étude de cette molécule pour ainsi qu’elle devienne accessible au grand publique.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>De l’aide est disponible&nbsp;:</strong></p>



<p><strong>Au Canada&nbsp;: Parlons suicide Canada : 1-833-456-4566</strong></p>



<p><strong>Au Québec&nbsp;: 1-866-APPELLE (277-3553) </strong></p>



<p><strong>Jeunesse j’écoute&nbsp;: 1-800-668-6868</strong></p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size">Références: </p>



<p class="has-small-font-size"><a href="https://fr.suicideprevention.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Prévention suicide </a></p>



<p class="has-small-font-size"><a href="https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/donees-suicide-canada-infographique.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Santé Canada</a></p>



<p class="has-small-font-size"><a href="https://www.inspq.qc.ca/es/node/30867#:~:text=1%20055%20suicides%20en%202020&amp;text=Le%20nombre%20de%20suicides%20chez,important%20que%20chez%20les%20femmes.&amp;text" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)</a></p>



<p></p>



<p></p>
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		<title>De la médecine au poison : Le champignon magique dans l&#8217;Amérique des années 1960</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 15:13:31 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Medias]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l&#8217;Amérique des années 1960, les champignons magiques ont d&#8217;abord été salués comme une drogue miracle capable de tout soigner, de la dépendance à l&#8217;anxiété existentielle. Mais pourquoi ont-ils soudainement été considérés comme un poison ? Aux États-Unis, les champignons psilocybes, ou plus communément appelés « champignons magiques », sont classés au niveau fédéral comme une substance&#8230;</p>
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<p>Dans l&rsquo;Amérique des années 1960, les champignons magiques ont d&rsquo;abord été salués comme une drogue miracle capable de tout soigner, de la dépendance à l&rsquo;anxiété existentielle. Mais pourquoi ont-ils soudainement été considérés comme un poison ?</p>



<p>Aux États-Unis, les champignons psilocybes, ou plus communément appelés « champignons magiques », sont classés au niveau fédéral comme une substance contrôlée de l&rsquo;annexe I en vertu de la loi de 1970 sur les substances contrôlées. Cela signifie qu&rsquo;ils n&rsquo;ont « aucune utilité médicale reconnue et un fort potentiel d&rsquo;abus ». Mais il n&rsquo;en a pas toujours été ainsi. Dans les années 1950 et au début des années 1960 en Amérique, les chercheurs médicaux de haut niveau l&rsquo;envisageaient sérieusement pour ses propriétés thérapeutiques. La recherche sur ses utilisations positives était en plein essor à l&rsquo;université de Harvard au début des années 1960. Ces dernières années, ces recherches ont à peine commencé à être réétudiées en tant que remède potentiel aux maladies mentales et autres angoisses existentielles.</p>



<p><strong>Les origines dans l&rsquo;Amérique des années 60</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="1170" height="731" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/mexico-magic-mushrooms.webp?resize=1170%2C731&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3164" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/mexico-magic-mushrooms.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/mexico-magic-mushrooms.webp?resize=768%2C480&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/mexico-magic-mushrooms.webp?resize=20%2C12&amp;ssl=1 20w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/mexico-magic-mushrooms.webp?resize=600%2C375&amp;ssl=1 600w" sizes="(max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>Bien que l&rsquo;histoire des champignons magiques remonte à la préhistoire, leur premier impact connu aux États-Unis ne date que de 1955, lorsque Valentina Pavlovna Wasson et son mari, le banquier R. Gordon Wasson, ont participé activement à une cérémonie indigène de champignons magiques dans l&rsquo;État d&rsquo;Oaxaca, dans le sud du Mexique.</p>



<p>Naturellement, les Wasson ont été enthousiasmés par cette nouvelle expérience. De retour chez eux, ils ont passé beaucoup de temps à faire connaître leur expérience et à parler des effets des champignons magiques sur le corps et la conscience. En mai 1957, ils publient même un article sur leurs expériences dans le magazine Life. Cet article allait s&rsquo;avérer déterminant pour faire connaître les champignons magiques au reste du monde. En effet, l&rsquo;expression « champignon magique » elle-même a été utilisée pour la première fois dans cet article.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1170" height="782" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/timothy-leary-house.webp?resize=1170%2C782&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3165" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/timothy-leary-house.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/timothy-leary-house.webp?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/timothy-leary-house.webp?resize=20%2C12&amp;ssl=1 20w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/timothy-leary-house.webp?resize=600%2C401&amp;ssl=1 600w" sizes="auto, (max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>Timothy Leary, professeur de psychologie à Harvard et « chaman prophétique », a lu l&rsquo;article du magazine Life et s&rsquo;est fortement intéressé aux expériences décrites par les Wasson. Il s&rsquo;est rendu avec son collègue professeur de psychologie Richard Alpert (plus tard connu sous le nom de Ram Dass) à Oaxaca, au Mexique, où ils ont été enthousiasmés par le potentiel révolutionnaire que les champignons magiques pouvaient avoir pour la psychologie et la psychothérapie.</p>



<p><strong>Les champignons magiques à Harvard</strong></p>



<p>Après leur retour du Mexique, Leary et Alpert mettent en place le Harvard Psilocybin Project pour mener des expériences sur les champignons magiques. Ils sont même rejoints par l&rsquo;auteur britannique Aldous Huxley, qui écrit un livre sur un autre type de substance psychédélique, la mescaline, dans The Doors of Perception en 1954.</p>



<p>De manière controversée, Leary et de nombreux autres universitaires du Harvard Psilocybin Project ont expérimenté les champignons magiques sur eux-mêmes. Cela les a amenés à développer un lien personnel avec les effets des champignons magiques sur l&rsquo;esprit et le corps. À partir de là, ils ont commencé à défendre plus fermement les bienfaits des champignons magiques et d&rsquo;autres substances psychédéliques comme le LSD et l&rsquo;ayahuasca.</p>



<p>Cependant, ces opinions sur les bienfaits des psychédéliques ne sont pas issues d&rsquo;une expérience purement personnelle. En tant qu&rsquo;universitaires, ils ont également testé leurs théories de manière empirique. Par exemple, au cours de l&rsquo;expérience des prisons de Concord, ils ont donné aux détenus de la psilocybine, qui est dérivée des champignons magiques, pour tester si l&rsquo;utilisation de la drogue combinée à des séances de psychothérapie empêcherait les détenus de récidiver une fois sortis de prison.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1170" height="774" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor.webp?resize=1170%2C774&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3166" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor.webp?resize=768%2C508&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor.webp?resize=20%2C12&amp;ssl=1 20w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor.webp?resize=600%2C397&amp;ssl=1 600w" sizes="auto, (max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>Pour un médicament expérimental dont l&rsquo;existence était inconnue en dehors de l&rsquo;Amérique latine jusqu&rsquo;à quelques années auparavant, les résultats étaient prometteurs. Il était initialement prévu que 64 % des 32 sujets ayant participé à l&rsquo;étude retourneraient en prison dans les six mois suivant leur libération. Cependant, après six mois, seuls 25 % des personnes en liberté conditionnelle étaient retournées en prison, six pour des violations techniques de la liberté conditionnelle et deux pour de nouveaux délits. En effet, dans une étude de 1960, 167 sujets ont participé et à la fin, 159 des sujets ont déclaré que l&rsquo;expérience de la psilocybine avait « changé leur vie pour le mieux. »</p>



<p>Il est certain que les données de ces expériences ont montré que les champignons magiques et la psilocybine extraite pouvaient avoir un impact positif sur la santé mentale. Cela valait la peine d&rsquo;être expérimenté plus avant, du moins. Harvard s&rsquo;est empressé d&#8217;embaucher Leary en 1959 pour ses recherches sur les champignons magiques, qui ont été accueillies avec beaucoup d&rsquo;espoir par le Harvard Center for Research in Personality.</p>



<p><strong>Champignons magiques : Echapper aux murs de l&rsquo;académie</strong></p>



<p>Ce que cette recherche a déclenché, c&rsquo;est un intérêt et une appréciation plus générale de l&rsquo;impact que les champignons magiques pouvaient avoir sur la santé mentale et l&rsquo;expansion de la conscience humaine en général. Cela a été d&rsquo;autant plus facile à l&rsquo;époque que seuls la mescaline et le peyotl étaient illégaux aux États-Unis.</p>



<p>Compte tenu de ce potentiel radical, il n&rsquo;est pas surprenant que les champignons magiques aient attiré l&rsquo;attention des écrivains, des artistes et des musiciens. Par exemple, Allen Ginsberg, le célèbre poète Beat des années 1950 et auteur du poème épique Howl, a écrit une lettre à Leary en 1960 pour lui demander de participer à ses études sur la psilocybine à Harvard. Allen ne tardera pas à récolter les bénéfices des champignons magiques et du LSD sur l&rsquo;expansion de la conscience humaine, popularisant la drogue au sein de la contre-culture émergente de l&rsquo;Amérique des années 1960.</p>



<p>En effet, de jeunes touristes des États-Unis ont commencé à se rendre à Oaxaca dès 1962. Cela indique le niveau d&rsquo;intérêt que les champignons magiques avaient suscité dans la culture des jeunes américains, puisque les Wasson n&rsquo;avaient participé à la cérémonie que quelques années auparavant. On raconte également que de nombreuses autres icônes musicales de l&rsquo;Amérique des années 1960 se sont rendues à Oaxaca à la recherche de champignons magiques, notamment Bob Dylan et John Lennon. Toutefois, ces rumeurs n&rsquo;ont jamais été confirmées. Il est certain que les médias étaient également intrigués par le potentiel de ces nouvelles drogues psychédéliques, qu&rsquo;ils y soient favorables ou non.</p>



<p>Néanmoins, ce qui peut être prouvé, c&rsquo;est l&rsquo;intérêt que ces icônes musicales ont porté aux champignons magiques et aux autres substances psychédéliques en général. On peut affirmer qu&rsquo;elles ont été les plus grands agents de la popularisation des champignons magiques dans l&rsquo;Amérique des années 1960. Par exemple, depuis la prestation des Beatles au Ed Sullivan Show en février 1964, le groupe britannique était devenu la plus grande célébrité du monde. Pourtant, c&rsquo;est en 1965 qu&rsquo;ils ont commencé à utiliser des psychédéliques à Londres, parlant de cette expérience comme « d&rsquo;acquérir des centaines d&rsquo;années d&rsquo;expérience en seulement 12 heures ».</p>



<p>L&rsquo;année 1965 peut être considérée comme l&rsquo;année où les champignons magiques se sont pleinement échappés des murs de l&rsquo;université pour entrer dans la conscience du public. Le mouvement hippie en plein essor avait commencé à s&rsquo;intéresser au pouvoir des champignons magiques et d&rsquo;autres drogues psychédéliques, qui s&rsquo;étendait encore plus à la culture populaire, à la littérature, au cinéma et surtout à la musique.</p>



<p><strong>Les hippies : Une menace pour l&rsquo;Amérique des années 1960 ?</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1170" height="783" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/teaser-story-big.webp?resize=1170%2C783&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3167" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/teaser-story-big.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/teaser-story-big.webp?resize=768%2C514&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/teaser-story-big.webp?resize=20%2C12&amp;ssl=1 20w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/teaser-story-big.webp?resize=600%2C402&amp;ssl=1 600w" sizes="auto, (max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>Cependant, le mouvement hippie était considéré comme une menace pour l&rsquo;establishment dans l&rsquo;Amérique des années 1960. En prenant des drogues psychédéliques, les jeunes avaient en quelque sorte développé leur propre rite de passage à l&rsquo;âge adulte, ce que les générations plus anciennes et plus conservatrices ne pouvaient pas comprendre. En outre, la culture hippie semblait également rejeter tout ce qui rendait l&rsquo;Amérique américaine, à leurs yeux.</p>



<p>Le mouvement hippie rejetait le matérialisme, la mode traditionnelle et les conceptions classiques de la « famille ». Ils ne soutenaient pas la guerre au Vietnam, étaient favorables aux droits civiques et prônaient le renversement de la société, tout en exploitant le pouvoir des champignons magiques et autres substances psychédéliques pour y parvenir. En un mot, ils étaient convaincus que s&rsquo;ils pouvaient faire voyager le président, il serait d&rsquo;accord avec eux. Cependant, tous les jeunes ne pensaient pas de cette façon. En fait, la majorité ne le pensait pas. Mais pour le gouvernement américain, ce nouvel état d&rsquo;esprit hippie semblait terriblement populaire. Assez pour justifier des représailles et une répression.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1170" height="782" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor3.webp?resize=1170%2C782&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3168" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor3.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor3.webp?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor3.webp?resize=20%2C12&amp;ssl=1 20w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor3.webp?resize=600%2C401&amp;ssl=1 600w" sizes="auto, (max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>En 1968, la guerre au Vietnam était à son apogée. Cette année-là, les États-Unis sont passés à deux doigts de perdre la guerre lors de l' »offensive du Têt » et le nombre de morts a augmenté de façon exponentielle. Le pays connaît également une période d&rsquo;intenses changements politiques et sociaux. Les droits civils sont toujours une question importante, et les turbulences politiques provoquées par l&rsquo;assassinat de Martin Luther King Junior, figure de proue des droits civils, et de Bobby Kennedy, frère de John F. Kennedy et candidat à la Maison Blanche cette année-là, font monter la pression de façon considérable. Toute cette instabilité politique a été intensifiée par la contre-culture du mouvement hippie et les champignons magiques.</p>



<p>De plus en plus, pour les Américains « ordinaires », il semblait que le pays atteignait un point de non-retour. En 1968, Richard Nixon est donc élu, un républicain promettant la loi et l&rsquo;ordre. Nixon appellera plus tard Timothy Leary « l&rsquo;homme le plus dangereux d&rsquo;Amérique ».</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1170" height="428" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/harvard-crimson-newspaper-clipping-timothy-leary-speech.webp?resize=1170%2C428&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3169" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/harvard-crimson-newspaper-clipping-timothy-leary-speech.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/harvard-crimson-newspaper-clipping-timothy-leary-speech.webp?resize=768%2C281&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/harvard-crimson-newspaper-clipping-timothy-leary-speech.webp?resize=600%2C220&amp;ssl=1 600w" sizes="auto, (max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>Leary était occupé depuis ses débuts en tant que professeur de psychologie à Harvard. En fait, il avait été renvoyé de son poste universitaire pour avoir pris des champignons magiques en même temps que ses étudiants. Le département de la santé publique du Massachusetts a lancé une enquête. Elle a été abandonnée par la suite, mais l&rsquo;université a fini par renvoyer Leary quand même en 1963, sans doute en raison de l&rsquo;attention négative qu&rsquo;il avait commencé à recevoir en tant que personnage public controversé.</p>



<p>Depuis lors, Leary a commencé à populariser l&rsquo;utilisation des champignons magiques et d&rsquo;autres psychédéliques auprès du public américain, en particulier des jeunes. En 1967, Leary assiste au « Human Be-In », un rassemblement de 30 000 hippies au Golden Gate Park de San Francisco. C&rsquo;est à cette occasion qu&rsquo;il a inventé la phrase qui allait illustrer l&rsquo;esprit de la contre-culture américaine des années 1960 : « allumer, écouter, abandonner ».</p>



<p>En 1968, l&rsquo;establishment américain en a eu assez et la guerre contre la drogue a commencé. Les psychédéliques ont été utilisés pour marginaliser et miner les hippies. Pour ce faire, l&rsquo;establishment a mené une campagne publicitaire dénigrant les psychédéliques comme étant extrêmement dangereux : une seule dose de psychédéliques pouvait entraîner une folie permanente. Cependant, il n&rsquo;a jamais été démontré qu&rsquo;une dose de psychédéliques était trop forte. Bien que sa consommation puisse être risquée dans des circonstances incorrectes et que son utilisation soit débattue, cela n&rsquo;enlève rien à son utilité en tant que composé digne de recherches universitaires sérieuses.</p>



<p><strong>La fin des champignons magiques</strong></p>



<p>Au début des années 1970, la recherche en psychologie et en psychothérapie utilisant les champignons magiques et d&rsquo;autres substances psychédéliques s&rsquo;était complètement arrêtée. Il était de plus en plus difficile d&rsquo;obtenir les drogues nécessaires pour mener des études universitaires correctes, surtout dans la mesure où elles étaient nécessaires pour obtenir des résultats exploitables.</p>



<p>En fait, les drogues ont été complètement rayées du milieu universitaire et considérées comme une blague par la communauté scientifique. Leary, les hippies et le potentiel psychédélique ont été discrédités, et les chercheurs qui travaillaient avec les psychédéliques sont devenus la risée de tous. La plupart ont été obligés de chercher un emploi en cherchant de nouveaux domaines de la psychologie. Lentement, au cours d&rsquo;un peu plus d&rsquo;une décennie, les champignons magiques et autres psychédéliques étaient passés du statut de médicament ayant la capacité potentielle de guérir nos problèmes de santé les plus incurables à celui de poison.</p>



<p>Depuis 1996, la recherche sur le potentiel de la médecine psychédélique a repris aux États-Unis. La drogue est toujours criminalisée pour la consommation ordinaire. Cependant, la recherche continue maintenant.</p>



<p>souce: <a href="https://www.thecollector.com/magic-mushrooms-1960s-america/">https://www.thecollector.com/magic-mushrooms-1960s-america/</a></p>
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		<title>La psilocybine efficace contre le syndrome de stress post-traumatique et la dépression</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 20:52:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le syndrome de stress post-traumatique (TSPT) est un trouble de la santé mentale qui peut survenir à la suite d&#8217;expériences traumatisantes, telles que des actes de violence, des accidents, des agressions, etc. &#160; Les symptômes les plus courants sont les flashbacks, les cauchemars, une réactivité émotionnelle accrue, l&#8217;évitement des stimuli associés au traumatisme et l&#8217;hypervigilance.&#8230;</p>
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<p>Le syndrome de stress post-traumatique (TSPT) est un trouble de la santé mentale qui peut survenir à la suite d&rsquo;expériences traumatisantes, telles que des actes de violence, des accidents, des agressions, etc. &nbsp; Les symptômes les plus courants sont les flashbacks, les cauchemars, une réactivité émotionnelle accrue, l&rsquo;évitement des stimuli associés au traumatisme et l&rsquo;hypervigilance.</p>



<p>Le traitement du SPT peut inclure des thérapies comportementales et psychologiques ainsi que des médicaments, mais malgré ces options, de nombreuses personnes ne parviennent pas à obtenir une amélioration significative de leurs symptômes.</p>



<p>C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;utilisation de la psilocybine, une substance psychoactive présente dans certains champignons hallucinogènes, a été étudiée pour le traitement du TSPT. De nombreuses recherches suggèrent que la psilocybine peut aider à réduire les symptômes du TSPT en produisant une réduction de l&rsquo;anxiété et une diminution de la détresse émotionnelle associée au traumatisme.</p>



<p>Des études de petite et moyenne envergure ont également montré que la prise de psilocybine peut améliorer les résultats thérapeutiques chez les personnes souffrant de TSPT.</p>



<p>Voici une liste des bénéfices thérapeutiques que les recherches récentes ont mis en évidence :</p>



<p>Réduction de l&rsquo;anxiété : Il a été démontré que la psilocybine réduit significativement l&rsquo;anxiété chez les personnes souffrant de TSPT.</p>



<p>Amélioration des symptômes émotionnels : La psilocybine peut aider à réduire la détresse émotionnelle associée au traumatisme, permettant aux personnes de travailler plus efficacement avec les souvenirs douloureux.</p>



<p>Augmentation de la résilience : La psilocybine peut contribuer à renforcer la résilience des personnes atteintes de TSPT, ce qui peut les aider à faire face aux difficultés associées à leur état de santé mentale.</p>



<p>Stimulation de la pensée introspective : La psilocybine peut encourager la pensée introspective chez les personnes souffrant de TSPT, les aidant à explorer leurs sentiments et leurs pensées de manière plus profonde et plus significative.</p>



<p>Amélioration de la compréhension du traumatisme : La psilocybine peut aider les personnes à comprendre les événements traumatiques d&rsquo;une manière différente, ce qui peut les aider à travailler sur les souvenirs douloureux et à progresser dans leur guérison.</p>



<p>Aide à briser les schémas de pensée négatifs : La psilocybine peut aider à briser les schémas de pensée négatifs qui peuvent entretenir les symptômes du TSPT, ce qui permet aux gens de voir les choses sous un autre angle.</p>



<p>Amélioration de la qualité de vie : Enfin, la psilocybine peut améliorer de manière significative la qualité de vie des personnes souffrant de TSPT.</p>



<p>Le rôle thérapeutique des psychédéliques remonte à des milliers d&rsquo;années et plus récemment aux années 1950 et 1960, mais de nouvelles recherches et l&rsquo;application des principes du microdosage ont suscité un regain d&rsquo;intérêt pour le pouvoir des psychédéliques. À l&rsquo;ère de la médecine moderne et des pharmacothérapies pour tous les types de troubles psychiatriques, il est devenu largement connu au cours des 50 dernières années que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSN) n&rsquo;aident pas tout le monde. En outre, certains troubles sont résistants aux traitements actuels approuvés par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis. En 2019, la FDA a approuvé le médicament Spravato (kétamine) pour le traitement de la dépression ; cette approbation a été un catalyseur pour revisiter les psychédéliques comme thérapie pour une variété de troubles psychiatriques.</p>



<p>Deux des diagnostics les plus courants qui montrent une réponse à la thérapie psychédélique sont la dépression et le syndrome de stress post-traumatique (SSPT). En raison des similitudes dans la façon dont le cerveau stocke les expériences émotionnelles, nous allons considérer les deux diagnostics en parallèle lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit des effets de la thérapie psychédélique. Le traumatisme est codé dans le cerveau par l&rsquo;amygdale puis par les lobes frontaux avant que diverses parties de l&rsquo;expérience ne soient codées dans de nombreuses zones du cerveau. Mais c&rsquo;est l&rsquo;amygdale qui répond à l&rsquo;émotion, la définit et la régule, ainsi que les sentiments de tristesse, de joie ou de douleur associés au souvenir tel qu&rsquo;il est stocké.</p>



<p>L&rsquo;amygdale fait partie du système limbique, un réseau de structures interconnectées responsables des émotions et des réponses comportementales aux stimuli et aux événements. L&rsquo;amygdale active la réaction de « lutte ou de fuite » lorsque nous sommes confrontés à un danger ou que nous ne nous sentons pas en sécurité. La lutte ou la fuite est une réaction de survie face à un danger physique ou émotionnel. Une fois l&rsquo;amygdale déclenchée, des messages sont envoyés aux lobes frontaux pour évaluation. Les lobes frontaux sont responsables de la fonction exécutive. Cette zone du cerveau est capable d&rsquo;évaluer le stimulus et de déterminer une réponse appropriée, ce qui inclut la neutralisation de la réponse de survie de l&rsquo;amygdale. Si l&rsquo;amygdale active la réaction de combat ou de fuite, le système limbique active alors plusieurs systèmes physiologiques, dont le système nerveux sympathique, qui stimule la libération d&rsquo;adrénaline (épinéphrine) et de norépinéphrine, ainsi que d&rsquo;autres hormones de stress (1). C&rsquo;est dans ce système et au cours de ce processus que les souvenirs et les émotions associées sont stockés dans le cerveau. C&rsquo;est pourquoi le SSPT et la dépression sont étroitement liés en ce qui concerne la façon dont les messages sont codés, stockés et accessibles. Dans le cas de la dépression, le cerveau a du mal à accéder à la joie associée aux souvenirs, alors que les expériences traumatiques sont codées avec des émotions négatives ; les deux nécessitent un recâblage.</p>



<p>Le traumatisme est une forme extrême de réponse émotionnelle à une expérience pénible souvent causée par un événement soudain ou imprévisible (1). Comme nous l&rsquo;avons vu et vécu avec la pandémie de COVID-19, personne ne peut éviter les événements traumatiques. Les traumatismes nous touchent tous, et nous réagissons chacun différemment. Les événements traumatisants comprennent, sans s&rsquo;y limiter, la perte d&rsquo;un être cher, une situation violente, un abus physique, un accident de voiture ou une expérience de combat militaire. Le traumatisme est stocké dans le cerveau, et lorsque ces souvenirs sont déclenchés, ils peuvent miner le sentiment de sécurité d&rsquo;une personne et déclencher une hypervigilance (1).</p>



<p>Une fois que le traumatisme est stocké dans le cerveau, il se manifeste de nombreuses façons. Il peut être subtil ou évident et souvent destructeur. La façon dont une personne réagit à un traumatisme est déterminée par de multiples facteurs, notamment les expériences passées, le type d&rsquo;événement, le stade et les processus de développement de la personne qui a vécu l&rsquo;événement, ainsi que l&rsquo;environnement social et culturel. Les manifestations ou symptômes de la dépression ou du SSPT peuvent inclure des luttes émotionnelles, des troubles du sommeil, des problèmes de colère, des difficultés dans les relations professionnelles ou personnelles, et même des douleurs physiques. Le fait de vivre en mode de défense contre le stress peut conduire à un « détournement de l&rsquo;amygdale », c&rsquo;est-à-dire que l&rsquo;amygdale désactive le lobe frontal et prend le contrôle ou « détourne » le cerveau.</p>



<p>Les modèles précédents sur la façon dont le cerveau traite les expériences supposaient que nous recevions des stimuli de notre environnement, que nous traitions ces stimuli dans les zones supérieures du cerveau et que nous envoyions les signaux avec une réponse appropriée (12). Cependant, de nouvelles recherches suggèrent que le cerveau prédit ce que sera chaque situation unique ou modèle environnemental en se basant sur des entrées sensorielles similaires antérieures plutôt que sur chaque expérience individuelle, une théorie de « codage prédictif ». C&rsquo;est un moyen pour le cerveau de fonctionner plus efficacement lorsqu&rsquo;il traite de nouvelles informations. Lorsque des erreurs se produisent, le cerveau corrige l&rsquo;erreur de prédiction et ajuste le modèle. Andrew Clark, spécialiste des sciences cognitives à l&rsquo;université d&rsquo;Édimbourg, en Écosse, a déclaré : « Vous expérimentez, dans un certain sens, le monde que vous vous attendez à expérimenter » (12).</p>



<p>Therapeutic analysis of a drug is observed based on an absorption, distribution, metabolism, and excretion (ADME) profile to understand and predict how the drug will work. With respect to FDA-approved drugs like ketamine, this data is widely accessible. However, for drugs such as cannabis or psilocybin, which are currently Schedule I drugs, research is limited, making it difficult to fully understand how the drugs work. Psilocybin is most commonly ingested orally as a raw mushroom, a capsule of powder, or as a powder mixed with food or tea. Psilocybin is absorbed in the gut and metabolized by the liver in first pass metabolism, and then its most prevalent area of known action into the body is through the 5HT 2A serotonin receptors (13).<br></p>



<p>Une fois ingérée, la compréhension du fonctionnement thérapeutique de la drogue est limitée. Des recherches et des essais cliniques sont nécessaires pour découvrir comment la psilocybine agit dans le cerveau. L&rsquo;imagerie neuronale indique que la psilocybine et les psychédéliques semblent activer toutes les zones du cerveau, un facteur crucial pour comprendre pourquoi et comment la psilocybine agit. Les preuves suggèrent également que la psilocybine présente un profil de sécurité exemplaire, avec peu d&rsquo;effets secondaires nocifs, en particulier en cas de microdosage. Lorsque des effets secondaires indésirables se produisent, ils semblent être liés à des problèmes de récepteurs 5HT 2A, ou à des rapports de « bad trip » classiques, qui peuvent être effrayants sur le moment, mais disparaissent lorsque la drogue s&rsquo;estompe. Cependant, les personnes ayant des antécédents de maladie mentale, comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire, doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;un examen approfondi et travailler en étroite collaboration avec des professionnels de la santé si elles envisagent une thérapie psychédélique.</p>



<p>Les connaissances actuelles sur le mode d&rsquo;action de la psilocybine reposent sur la compréhension du modèle de « codage prédictif » de la manière dont le cerveau traite les expériences, du rôle de l&rsquo;amygdale et du processus de « détournement » de l&rsquo;amygdale. Les quatre concepts clés qui permettent de traiter avec succès la dépression et le TSPT grâce à la psilocybine sont : la neuroplasticité du cerveau, le  » réseau du mode par défaut « , le recâblage des synapses et des voies, et l&rsquo;abandon du contrôle.</p>



<p>La neuroplasticité signifie que le cerveau est malléable et peut être reformé, adapté, régénéré ou activé. Cette fonction est essentielle lorsque l&rsquo;objectif est de rescinder des souvenirs douloureux. Le « réseau du mode par défaut » est le système du cerveau qui fonctionne lorsque le cerveau est en état de repos, comme la rêverie ou la rumination, un comportement courant dans la dépression. Le détournement de l&rsquo;amygdale se produit lorsque notre cerveau est bloqué dans un circuit erroné, où la même impulsion continue de recirculer. La psilocybine effectue un type de redémarrage du réseau en mode par défaut, similaire au redémarrage d&rsquo;un ordinateur.</p>



<p>Pendant que le réseau du mode par défaut redémarre, la psilocybine reconnecte les voies neuronales de la mémoire stockée pour établir de nouvelles voies dissociant l&rsquo;expérience de l&rsquo;émotion négative liée au traumatisme qui cause la dépression ou le TSPT. Pour que la thérapie psychédélique fonctionne vraiment, le patient doit être prêt à renoncer au contrôle en « cédant à la drogue » et en lui permettant d&rsquo;effectuer son redémarrage et son recâblage, ce qui n&rsquo;est pas facile. Notre désir de contrôle est souvent la source de nos angoisses, car nous croyons que si nous avons le contrôle, nous serons en sécurité.</p>



<p><strong>Recherche actuelle</strong></p>



<p>Que révèle la recherche clinique actuelle ? Nous allons examiner ici plusieurs études récentes :</p>



<p>1.Essai de Psilocybine contre Escitalopram pour la dépression (5).</p>



<p>2.Effets de la thérapie assistée par la psilocybine sur le trouble dépressif majeur : Un essai clinique randomisé (6)</p>



<p>3.Efficacité des substances psychoactives dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique : Une revue systématique de la MDMA, de la kétamine, du LSD et de la psilocybine (7)</p>



<p>4.Nouvelles thérapies psychopharmacologiques pour les troubles psychiatriques : Psilocybine et MDMA (8)</p>



<p>5.Traitement du syndrome de stress post-traumatique par les drogues psychédéliques (10)</p>



<p><strong>Psilocybine contre Escitalopram pour la dépression</strong></p>



<p>Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes (5) :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Dans un essai de phase 2, en double aveugle, randomisé et contrôlé, portant sur des patients souffrant depuis longtemps de troubles dépressifs majeurs modérés à sévères, nous avons comparé la psilocybine à l&rsquo;Escitalopram.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Les patients ont été assignés dans un rapport 1:1 à recevoir deux doses distinctes de 25 mg de psilocybine à 3 semaines d&rsquo;intervalle plus 6 semaines de placebo quotidien.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Sur la base de la modification des scores de dépression sur le QIDS-SR-16 à la semaine 6, cet essai n&rsquo;a pas montré de différence significative dans les effets antidépresseurs entre la psilocybine et l&rsquo;Escitalopram dans un groupe sélectionné de patients. Les résultats secondaires ont généralement favorisé la psilocybine par rapport à l&rsquo;Escitalopram.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Il convient de noter que le dosage de psilocybine utilisé était inférieur à la dose thérapeutique, soit environ 25 % d&rsquo;une microdose connue de 1 à 2 mg (champignon cru)/kg.</li></ul>



<p><br><strong>Effets de la thérapie assistée par la psilocybine sur le trouble dépressif majeur (TDM)</strong></p>



<p>Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes (6) :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Cet essai clinique randomisé, contrôlé par liste d&rsquo;attente, a été mené au Center for Psychedelic and Consciousness Research du Johns Hopkins Bayview Medical Center à Baltimore, Maryland.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Deux séances de psilocybine (séance 1 : 20 mg/70 kg ; séance 2 : 30 mg/70 kg) ont été administrées.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Dans l&rsquo;échantillon global, 17 participants (71 %) à la semaine 1 et 17 (71 %) à la semaine 4 ont eu une réponse cliniquement significative à l&rsquo;intervention.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Les résultats suggèrent que la psilocybine associée à une thérapie est efficace dans le traitement du TDM, ce qui étend les résultats d&rsquo;études précédentes de cette intervention chez des patients atteints de cancer et de dépression et d&rsquo;une étude non randomisée chez des patients souffrant de dépression résistante au traitement</li><li></li></ul>



<p><strong>Efficacité des substances psychoactives dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique : Un examen systématique de la MDMA, de la kétamine, du LSD et de la psilocybine.</strong></p>



<p>Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes (7) :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Une revue systématique a été mise en œuvre pour examiner l&rsquo;efficacité de la MDMA, de la kétamine, du LSD et de la psilocybine dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique (SSPT).</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Études d&rsquo;observation et essais contrôlés randomisés (ECR) qui ont testé l&rsquo;efficacité de la MDMA, de la kétamine, du LSD ou de la psilocybine pour réduire les symptômes du TSPT chez les adultes.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>On a constaté une réduction significative des symptômes de TSPT autodéclarés.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Après 12 mois de suivi (n = 11), cinq participants ne répondaient plus aux critères de diagnostic du SSPT.</li></ul>



<p><strong>Nouvelles thérapies psychopharmacologiques pour les troubles psychiatriques : Psilocybine et MDMA</strong></p>



<p>Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants (8) :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>12 patients fonctionnant comme leurs propres témoins ont reçu deux sessions distinctes de traitement expérimental à un mois d&rsquo;intervalle, recevant le médicament actif, la psilocybine, à une occasion et un placebo à l&rsquo;autre, dans un ordre aléatoire.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Des réductions significatives de l&rsquo;anxiété à 1 mois et 3 mois après le traitement ont été mesurées avec la sous-échelle d&rsquo;anxiété du State-Trait Anxiety Inventory, et une amélioration de l&rsquo;humeur a été mesurée avec le Beck Depression Inventory, qui a atteint un niveau significatif à 6 mois.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Les résultats comprenaient des réponses physiologiques et psychologiques sûres pendant les séances de traitement. Aucun événement indésirable cliniquement significatif n&rsquo;a été noté.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>L&rsquo;association entre l&rsquo;expérience mystique induite par les psychédéliques et le résultat thérapeutique lorsque les drogues psychédéliques sont administrées dans des conditions optimales fournit une intervention thérapeutique potentiellement précieuse pour des troubles qui sont autrement difficiles à traiter.</li></ul>



<p><strong>Traitement du trouble de stress post-traumatique par les drogues psychédéliques</strong></p>



<p>Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes (10) :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>L&rsquo;étude de 2013 de l&rsquo;Université de Floride du Sud (comté de Hillsborough, Floride), a soutenu l&rsquo;hypothèse que la psilocybine peut aider à briser le cycle traumatique qui se produit chez les patients atteints de TSPT.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Stephen Ross, MD, psychiatre au NYU Langone (New York, New York), a mené une étude sur des patients atteints de cancer en phase terminale et a constaté qu&rsquo;un traitement unique à la psilocybine apportait très rapidement un soulagement de la détresse qui durait depuis plus de 6 mois chez 80 % des sujets de l&rsquo;étude.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Les patients ont noté qu&rsquo;après avoir été traités à la psilocybine, ils ont senti leur qualité de vie s&rsquo;améliorer.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Ils ont noté qu&rsquo;ils voulaient s&rsquo;engager davantage dans des activités extérieures, qu&rsquo;ils avaient plus d&rsquo;énergie, qu&rsquo;ils avaient de meilleures relations avec les membres de leur famille et qu&rsquo;ils étaient plus performants au travail (4).</li></ul>



<p>Enfin, nous devons aborder le microdosage qui est apparu comme l&rsquo;un des moyens de s&rsquo;engager dans une thérapie psychédélique sans avoir l&rsquo;effet complet d&rsquo;un « trip » hallucinogène. Le microdosage est l&rsquo;utilisation ou la consommation de faibles doses sub-sensorielles, sub-hallucinogènes d&rsquo;une drogue psychédélique (3). Dans les tests et essais actuels, il s&rsquo;agit d&rsquo;une méthode plus sûre, plus facilement tolérée et plus thérapeutique d&rsquo;utiliser les psychédéliques lorsqu&rsquo;un voyage profond n&rsquo;est pas nécessaire. Des recherches sont actuellement en cours, explorant le microdosage comme moyen d&rsquo;augmenter le profil de sécurité de la thérapie psychédélique.<br></p>



<p><strong>Conclusion</strong></p>



<p>En résumé, le rôle thérapeutique des psychédéliques remonte à des milliers d&rsquo;années, mais de nouvelles recherches et l&rsquo;application des principes de microdosage ont suscité un regain d&rsquo;intérêt pour le pouvoir des psychédéliques. Les premières recherches montrent des succès, mais d&rsquo;autres études doivent être menées. Le pouvoir de guérir l&rsquo;esprit avec les psychédéliques est réel.</p>



<p><strong>References</strong></p>



<p><a href="https://www.psychologytoday.com/us/basics/trauma" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.psychologytoday.com/us/basics/trauma</a>.<br>National Center for Biotechnology Information, U.S. National Library of Medicine, 8600 Rockville Pike, Bethesda MD, 20894 <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK207191/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK207191/</a>.<br>T. Anderson, R. Petranker, and A. Christopher, et al. <em>Harm Reduct. J.</em><strong>16, </strong>43 (2019). <a href="https://doi.org/10.1186/s12954-019-0308-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1186/s12954-019-0308-4</a>.<br>J.M. Rootman, P. Kryskow, and K. Harvey, et al. <em>Sci. Rep.</em><strong>11,</strong> 22479 (2021). <a href="https://doi.org/10.1038/s41598-021-01811-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1038/s41598-021-01811-4</a>.<br>R. Carhart-Harris, B. Giribaldi, R. Watts, M. Baker-Jones, A. Murphy-Beiner, R. Murphy, J. Martell, A. Blemings, D. Erritzoe, and D.J. Nutt, <em>N. Engl. J. Med. </em><strong>384</strong>(15), 1402–1411 <em>(</em>2021). doi: 10.1056/NEJMoa2032994. PMID: 33852780.<br>A.K. Davis, F.S. Barrett, D.G. May, M.P. Cosimano, N.D. Sepeda, M.W. Johnson, P.H. Finan, and R.R. Griffiths, <em>JAMA Psychiatry </em><strong>78</strong>(5), 481-489 (2021). doi: 10.1001/jamapsychiatry.2020.3285. Erratum in: <em>JAMA Psychiatry</em>. 2021 Feb 10;: PMID: 33146667; PMCID: PMC7643046.<br>T. Varker, L. Watson, K. Gibson, D. Forbes, and M.L. O’Donnell, <em>Journal of Psychoactive Drugs </em><strong>53</strong>(1), 85-95 (2021), DOI: 10.1080/02791072.2020.1817639.<br>M.C. Mithoefer, C.S. Grob, and T.D. Brewerton, <em>The Lancet Psychiatry </em><strong>3</strong>(5), 481-488 (2016), ISSN 2215-0366, <a href="https://doi.org/10.1016/S2215-0366(15)00576-3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1016/S2215-0366(15)00576-3</a>. (<a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2215036615005763" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2215036615005763</a>).<br>Northwest Therapies Trauma Psilocybin Study Compassionate Use Study (NWTTPS), <a href="https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT05042466#wrapper" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT05042466#wrapper</a>.<br>2022 NYU Grossman School of Medicine Post-Traumatic Stress Disorder Treatment with Psychedelic Drugs, <a href="https://med.nyu.edu/departments-institutes/population-health/divisions-sections-centers/medical-ethics/education/high-school-bioethics-project/learning-scenarios/ptsd-treatment-psychedelics" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://med.nyu.edu/departments-institutes/population-health/divisions-sections-centers/medical-ethics/education/high-school-bioethics-project/learning-scenarios/ptsd-treatment-psychedelics</a>.<br>« How ecstasy and psilocybin are shaking up psychiatry » <em>Nature </em><strong>589, </strong>506-509 (2021)doi: <a href="https://doi.org/10.1038/d41586-021-00187-9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1038/d41586-021-00187-9</a>.<br>MIND Foundation gGmbH, Boxhagener Straße 82ª 10245 Berlin, <a href="https://mind-foundation.org/predictive-coding/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://mind-foundation.org/predictive-coding/</a>.<br>M.K. Madsen, P.M. Fisher, and D. Burmester, et al., <em>Neuropsychopharmacol. </em><strong>44</strong>,1328–1334 (2019). <a href="https://doi.org/10.1038/s41386-019-0324-9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1038/s41386-019-0324-9</a>.</p>



<p>Credits/source  <strong>James Schwartz, BSN, LNC</strong>,: <a href="https://www.cannabissciencetech.com/view/psilocybin-therapy-for-ptsd-and-depression">https://www.cannabissciencetech.com/view/psilocybin-therapy-for-ptsd-and-depression</a></p>
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		<title>La psilocybine pour la neuro-inflammation associée à Lyme</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2023 21:54:22 +0000</pubDate>
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<p>La maladie de Lyme est un syndrome souvent multi-infectieux causée par la bactérie Borrelia burgdorferi et une multitude de co-infections qui sont transmise à l&rsquo;homme par la morsure de tiques à pattes noires infectées. Les symptômes les plus courants de la maladie de Lyme sont la fièvre, les maux de tête, la fatigue et une éruption cutanée caractéristique appelée érythème migrant. Si elle n&rsquo;est pas traitée, l&rsquo;infection peut se propager aux articulations, au cœur et au système nerveux, provoquant des symptômes plus graves.</p>



<p>Bien que de nombreux médecins au Canada connaissent la maladie, très peu d&rsquo;entre eux disposent des outils nécessaires pour la comprendre et la diagnostiquer correctement, surtout aux premiers stades, certaines personnes atteintes de la maladie ne présentant pas l&rsquo;érythème caractéristique en forme de cible. En outre, certaines personnes atteintes de la maladie de Lyme peuvent continuer à présenter des symptômes tels que la fatigue, la douleur et des difficultés cognitives même après avoir reçu un traitement antibiotique. Cet état est connu sous le nom de syndrome de la maladie de Lyme après traitement (PTLDS) ou de syndrome post-maladie de Lyme (PLDS).</p>



<p>Le traitement le plus courant de la maladie de Lyme est l&rsquo;administration d&rsquo;antibiotiques. Le type d&rsquo;antibiotique et la durée du traitement dépendent du stade de la maladie et de la réponse individuelle du patient au traitement.</p>



<p><br><strong>Le dilemme des antibiotiques </strong></p>



<p>La doxycycline est l&rsquo;un des antibiotiques couramment utilisés pour traiter à la fois une infection de Lyme récente et un Lyme chronique. Elle possède de fortes propriétés anti-inflammatoires, de sorte que le fait que les gens se sentent souvent mieux lorsqu&rsquo;ils la prennent soutient également l&rsquo;hypothèse de la neuroinflammation. Malheureusement, la doxycycline est également très dure pour le tube digestif et peut entraîner toutes sortes d&rsquo;effets secondaires désagréables en cas d&rsquo;utilisation à long terme.</p>



<p>Plusieurs recherches universitaires et essais cliniques ont été menés ces dernières années avec la psilocybine comme traitement principal du SDLP. Ces études ont montré de très bons résultats dans la gestion de l&rsquo;inflammation, de la douleur et de la fatigue chronique. Pour les patients qui ont démontré une résistance au traitement antibiotique conventionnel, le microdosage à base de psilocybine représente une alternative incroyable car, comparé aux traitements conventionnels, il est adaptogène et ne provoque pas d&rsquo;effets secondaires indésirables tels que la perturbation du microbiote intestinal, qui est un effet indésirable inévitable des antiobiotiques.</p>



<p>L&rsquo;université Johns Hopkins, qui est à la pointe de la recherche scientifique sur la psilocybine, mène actuellement plusieurs essais cliniques dont le potentiel est énorme. Comme l&rsquo;expliquent de nombreux scientifiques, il y a une grande différence entre l&rsquo;inflammation et la neuro-inflammation, pour la première nous avons des antibiotiques qui ont prouvé leur efficacité anti-inflammatoire mais avec des effets secondaires très néfastes sur une longue période de consommation, par contre au niveau de la neuro-inflammation il n&rsquo;y a pour le moment aucun traitement pharmaceutique adéquat et c&rsquo;est exactement à ce niveau que la psilocybine intervient de manière incroyablement efficace.</p>



<p>Une multitude d&rsquo;essais cliniques avec des patients atteints du syndrome post-lyme utilisant un traitement à base de microdose de psilocybine ont montré une grande réduction de l&rsquo;inflammation et de la neuro-inflammation, une réduction de la douleur et une amélioration significative de leur niveau d&rsquo;énergie.</p>



<p>Le composé actif des champignons magiques stimule le neurotransmetteur responsable de la régulation du TNF (protéine de signalisation de l&rsquo;inflammation). En fait, il y a beaucoup de recherche en ce moment avec la pislocybine pour traiter un grand nombre de problemes inflammatoire dans un futur proche.<br></p>



<p><strong>Inhibiteurs du TNF</strong></p>



<p>Le TNF est une protéine de signalisation de l&rsquo;inflammation, également connue sous le nom de cytokine. En supprimant le TNF, certains médicaments traitent les symptômes de maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis, la spondylarthrite ankylosante et la colite ulcéreuse. Malheureusement, ces médicaments peuvent être un peu lourds dans leur suppression du TNF et avoir un effet dramatique sur notre système immunitaire, diminuant notre capacité à combattre les infections. Comme nous l&rsquo;avons évoqué dans notre article sur les champignons et la maladie d&rsquo;Alzheimer, les champignons magiques ont la capacité de réduire ces substances de signalisation inflammatoires.<br></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="327" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/01/iStock-1346396206-1-e1674339080763.jpg?resize=500%2C327&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3035"/></figure>



<p><strong>Champignons pour le Lyme chronique</strong></p>



<p>Les psychédéliques font partie des outils les plus puissants dont nous disposons pour combattre la neuroinflammation. Ils régulent également le TNF, mais sans les effets défavorables sur notre système immunitaire. Le composé actif des champignons magiques stimule le neurotransmetteur responsable de la régulation du TNFa, ce qui en fait une solution particulièrement délicate et élégante. En fait, certains chercheurs les considèrent comme l&rsquo;avenir du traitement de ce type d&rsquo;inflammation. Les champignons magiques ne sont pas toxiques et ont un profil de sécurité très favorable. Les effets secondaires les plus préoccupants des champignons magiques sont les effets psychoactifs qui se produisent pendant une période d&rsquo;environ 4 à 6 heures après leur ingestion. Il n&rsquo;est pas nécessaire de prendre de fortes doses entraînant des effets psychoactifs intenses pour bénéficier des propriétés anti-inflammatoires des champignons. </p>



<p>Bien que nous ne soyons qu&rsquo;au début des recherches sur les effets de la psilocybine sur la maladie de Lyme, il nous est permis de croire en une nouvelle façon de traiter cette maladie de manière beaucoup plus efficace que les traitements classiques qui ont montré leurs limites et aussi devant l&rsquo;incompréhension de nos médecins et du personnel médical.</p>



<p>Les multiples recherches sur la psilocybine, en particulier celles menées au cours de la dernière décennie, ont démontré l&rsquo;incroyable potentiel de cette substance à plusieurs niveaux : physique, phychologique, énergétique, aide au sevrage et au bien-être global. Elles ont démontré combien cette substance est sous-estimée et que l&rsquo;avenir s&rsquo;annonce extrêmement prometteur pour l&rsquo;utilisation d&rsquo;une manière intelligente de cette substance.</p>
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