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	<title>Psilocybine Canada</title>
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	<description>Vente en ligne de microdoses de champignons psilocybe cubensis pour usage th&#233;rapeutique</description>
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		<title>Le suicide, ce fléau silencieux</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Mar 2023 17:36:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Psilocybine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Canada chaque année, 4500 personnes mettent fin à leur vie.&#160; Cela représente 12 personnes par jour qui arrivent à mettre leur plan à exécution, mais le nombre de tentatives est beaucoup plus considérable. Au niveau nationale, 14,7% des Canadiens auront des pensées suicidaires et 3.5% feront une tentative. &#160;Mais le nombre de décès cache&#8230;</p>
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<p style="font-size:16px"><strong><em>Au Canada chaque année, 4500 personnes mettent fin à leur vie.&nbsp; Cela représente 12 personnes par jour qui arrivent à mettre leur plan à exécution, mais le nombre de tentatives est beaucoup plus considérable. Au niveau nationale, 14,7% des Canadiens auront des pensées suicidaires et 3.5% feront une tentative. &nbsp;Mais le nombre de décès cache le véritable fléau…</em></strong></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Pour chaque personne qui arrives à leurs fins, il y a 25 tentatives, et 5 hospitalisations. Cela représente donc en moyenne 112&nbsp;000 tentatives de suicide par an au pays. Représentant 75% des suicides, les hommes utilisent des façons beaucoup plus léthal que les femmes (armes à feu, pendaison, etc.), tandis que les femmes représentent 3 fois plus de tentatives de suicide que les hommes, utilisant cependant des techniques moins violentes pour venir à leur fin. &nbsp;Quelles sont les causes qui poussent les gens à vouloir mettre fin à leurs jours?</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="684" height="786" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/03/graphique-suicide-1.jpg?resize=684%2C786&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3189" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/03/graphique-suicide-1.jpg?w=684&amp;ssl=1 684w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/03/graphique-suicide-1.jpg?resize=600%2C689&amp;ssl=1 600w" sizes="(max-width: 684px) 100vw, 684px" /><figcaption>Comportement suicidaire selon l&rsquo;âge</figcaption></figure>



<p></p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Deux problèmes majeurs sortent des statistiques concernant les causes de suicides&nbsp;: les problèmes de santé mental non diagnostiqués, non traités ou mal traités (absence de médecin/psychologue/psychiatre, prise de médicaments de façon non régulière, abus de médicaments d’ordonnance, suivi psychologique mal fait ou non fait), et les problèmes liés à la consommation d’alcool et de drogues.</p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Du côté santé mental, un des problèmes majeurs pour ceux qui demandent de l’aide est l’attente avant d’avoir accès à un psychiatre qui peut prendre plusieurs mois alors que de façon générale une personne qui demande de l’aide à besoin d’aide immédiatement.&nbsp; L’attente d’une consultation à travers les mois amplifie les problèmes psychologiques de la personne ce qui pousse malheureusement certaines personnes à prendre des mesures finales et autodestructrices. Il y a aussi le fait que demander de l’aide psychologique est encore un sujet très tabou de nos jours, étant vu comme un signe de faiblesse, d’échec, surtout chez les hommes stigmatisé dans les clichés de l’homme fort, l’homme qui endure dans le silence, ce qui fait que la majorité des hommes qui souffrent se terrent dans une grotte psychologique, gardant leur problèmes pour eux dans le silence au lieu de demander de l’aide. &nbsp;</p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">L’autre cause majeure de suicide est les problèmes liés à la consommation d’alcool et de drogue qui est aussi en lien avec les problèmes de santé mental. La consommation abusive et problématique d’alcool augmente par 7 les chances de faire une tentative de suicide et la très grande consommation abusive d’alcool augmente par 37 fois les risques de faire une tentative de suicide.&nbsp; Les hommes sont plus susceptibles de recevoir un trouble de consommation d’alcool et sont plus susceptibles d’avoir un haut taux d’alcool dans le sang au moment du décès par suicide.</p>



<p></p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/03/graph-suicide-2.jpg?resize=459%2C722&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3183" width="459" height="722"/><figcaption>Le suicide au Canada</figcaption></figure>



<p></p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Une nouvelle forme d’aide alternative fait de plus en plus leurs preuves et donnent espoirs pour de le futur&nbsp;: la psychothérapie accompagnée de psychédéliques. Les études sont peu nombreuses pour le moment, mais toutes indique la même tendance, à savoir que la consommation contrôlée et supervisée de psilocybine, a des effets mentales bénéfiques souvent dès la première dose et les effets thérapeutiques et de bien-être peuvent durer jusqu’à plusieurs mois. Les effets pouvant durer quelque mois, souvent une consultation au 2-3 mois suffit au patient pour voir une net amélioration dans l’état de santé mental chez le patient, nécessitant ainsi moins de ressources au cour de la thérapie.</p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Le Canada se trouve pionnier dans le domaine, ayant octroyé près de 50 permis d’aide en psychothérapie ayant recours à des psychédéliques.&nbsp; Les révolutions thérapeutiques étant peu nombreuses, plusieurs cliniciens voient d’un très bon œil l’utilisation contrôlé de psychédéliques et entrevois un futur plus que probant dans cette voie.&nbsp; Un autre des bienfaits remarqué et non-négligeable est que la consommation de psilocybine aide aussi à diminuer la consommation d’alcool et de drogues.</p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Nous n’avons pas l’arrogance de dire que la psilocybine est un produit miracle et qu’il peut régler tous les maux de la planète, cependant nous sommes d’avis que si la molécule est prise de concert avec une psychothérapie peut sauver quelque vies et à diminuer les symptômes de la maladie mentale, nous sommes tous gagnant en tant que société à ouvrir les portes plus grande à l’étude de cette molécule pour ainsi qu’elle devienne accessible au grand publique.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>De l’aide est disponible&nbsp;:</strong></p>



<p><strong>Au Canada&nbsp;: Parlons suicide Canada : 1-833-456-4566</strong></p>



<p><strong>Au Québec&nbsp;: 1-866-APPELLE (277-3553) </strong></p>



<p><strong>Jeunesse j’écoute&nbsp;: 1-800-668-6868</strong></p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size">Références: </p>



<p class="has-small-font-size"><a href="https://fr.suicideprevention.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Prévention suicide </a></p>



<p class="has-small-font-size"><a href="https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/donees-suicide-canada-infographique.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Santé Canada</a></p>



<p class="has-small-font-size"><a href="https://www.inspq.qc.ca/es/node/30867#:~:text=1%20055%20suicides%20en%202020&amp;text=Le%20nombre%20de%20suicides%20chez,important%20que%20chez%20les%20femmes.&amp;text" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)</a></p>



<p></p>



<p></p>
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		<title>De la médecine au poison : Le champignon magique dans l&#8217;Amérique des années 1960</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 15:13:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l&#8217;Amérique des années 1960, les champignons magiques ont d&#8217;abord été salués comme une drogue miracle capable de tout soigner, de la dépendance à l&#8217;anxiété existentielle. Mais pourquoi ont-ils soudainement été considérés comme un poison ? Aux États-Unis, les champignons psilocybes, ou plus communément appelés « champignons magiques », sont classés au niveau fédéral comme une substance&#8230;</p>
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<p>Dans l&rsquo;Amérique des années 1960, les champignons magiques ont d&rsquo;abord été salués comme une drogue miracle capable de tout soigner, de la dépendance à l&rsquo;anxiété existentielle. Mais pourquoi ont-ils soudainement été considérés comme un poison ?</p>



<p>Aux États-Unis, les champignons psilocybes, ou plus communément appelés « champignons magiques », sont classés au niveau fédéral comme une substance contrôlée de l&rsquo;annexe I en vertu de la loi de 1970 sur les substances contrôlées. Cela signifie qu&rsquo;ils n&rsquo;ont « aucune utilité médicale reconnue et un fort potentiel d&rsquo;abus ». Mais il n&rsquo;en a pas toujours été ainsi. Dans les années 1950 et au début des années 1960 en Amérique, les chercheurs médicaux de haut niveau l&rsquo;envisageaient sérieusement pour ses propriétés thérapeutiques. La recherche sur ses utilisations positives était en plein essor à l&rsquo;université de Harvard au début des années 1960. Ces dernières années, ces recherches ont à peine commencé à être réétudiées en tant que remède potentiel aux maladies mentales et autres angoisses existentielles.</p>



<p><strong>Les origines dans l&rsquo;Amérique des années 60</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="1170" height="731" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/mexico-magic-mushrooms.webp?resize=1170%2C731&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3164" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/mexico-magic-mushrooms.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/mexico-magic-mushrooms.webp?resize=768%2C480&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/mexico-magic-mushrooms.webp?resize=20%2C12&amp;ssl=1 20w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/mexico-magic-mushrooms.webp?resize=600%2C375&amp;ssl=1 600w" sizes="(max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>Bien que l&rsquo;histoire des champignons magiques remonte à la préhistoire, leur premier impact connu aux États-Unis ne date que de 1955, lorsque Valentina Pavlovna Wasson et son mari, le banquier R. Gordon Wasson, ont participé activement à une cérémonie indigène de champignons magiques dans l&rsquo;État d&rsquo;Oaxaca, dans le sud du Mexique.</p>



<p>Naturellement, les Wasson ont été enthousiasmés par cette nouvelle expérience. De retour chez eux, ils ont passé beaucoup de temps à faire connaître leur expérience et à parler des effets des champignons magiques sur le corps et la conscience. En mai 1957, ils publient même un article sur leurs expériences dans le magazine Life. Cet article allait s&rsquo;avérer déterminant pour faire connaître les champignons magiques au reste du monde. En effet, l&rsquo;expression « champignon magique » elle-même a été utilisée pour la première fois dans cet article.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1170" height="782" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/timothy-leary-house.webp?resize=1170%2C782&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3165" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/timothy-leary-house.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/timothy-leary-house.webp?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/timothy-leary-house.webp?resize=20%2C12&amp;ssl=1 20w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/timothy-leary-house.webp?resize=600%2C401&amp;ssl=1 600w" sizes="auto, (max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>Timothy Leary, professeur de psychologie à Harvard et « chaman prophétique », a lu l&rsquo;article du magazine Life et s&rsquo;est fortement intéressé aux expériences décrites par les Wasson. Il s&rsquo;est rendu avec son collègue professeur de psychologie Richard Alpert (plus tard connu sous le nom de Ram Dass) à Oaxaca, au Mexique, où ils ont été enthousiasmés par le potentiel révolutionnaire que les champignons magiques pouvaient avoir pour la psychologie et la psychothérapie.</p>



<p><strong>Les champignons magiques à Harvard</strong></p>



<p>Après leur retour du Mexique, Leary et Alpert mettent en place le Harvard Psilocybin Project pour mener des expériences sur les champignons magiques. Ils sont même rejoints par l&rsquo;auteur britannique Aldous Huxley, qui écrit un livre sur un autre type de substance psychédélique, la mescaline, dans The Doors of Perception en 1954.</p>



<p>De manière controversée, Leary et de nombreux autres universitaires du Harvard Psilocybin Project ont expérimenté les champignons magiques sur eux-mêmes. Cela les a amenés à développer un lien personnel avec les effets des champignons magiques sur l&rsquo;esprit et le corps. À partir de là, ils ont commencé à défendre plus fermement les bienfaits des champignons magiques et d&rsquo;autres substances psychédéliques comme le LSD et l&rsquo;ayahuasca.</p>



<p>Cependant, ces opinions sur les bienfaits des psychédéliques ne sont pas issues d&rsquo;une expérience purement personnelle. En tant qu&rsquo;universitaires, ils ont également testé leurs théories de manière empirique. Par exemple, au cours de l&rsquo;expérience des prisons de Concord, ils ont donné aux détenus de la psilocybine, qui est dérivée des champignons magiques, pour tester si l&rsquo;utilisation de la drogue combinée à des séances de psychothérapie empêcherait les détenus de récidiver une fois sortis de prison.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1170" height="774" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor.webp?resize=1170%2C774&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3166" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor.webp?resize=768%2C508&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor.webp?resize=20%2C12&amp;ssl=1 20w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor.webp?resize=600%2C397&amp;ssl=1 600w" sizes="auto, (max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>Pour un médicament expérimental dont l&rsquo;existence était inconnue en dehors de l&rsquo;Amérique latine jusqu&rsquo;à quelques années auparavant, les résultats étaient prometteurs. Il était initialement prévu que 64 % des 32 sujets ayant participé à l&rsquo;étude retourneraient en prison dans les six mois suivant leur libération. Cependant, après six mois, seuls 25 % des personnes en liberté conditionnelle étaient retournées en prison, six pour des violations techniques de la liberté conditionnelle et deux pour de nouveaux délits. En effet, dans une étude de 1960, 167 sujets ont participé et à la fin, 159 des sujets ont déclaré que l&rsquo;expérience de la psilocybine avait « changé leur vie pour le mieux. »</p>



<p>Il est certain que les données de ces expériences ont montré que les champignons magiques et la psilocybine extraite pouvaient avoir un impact positif sur la santé mentale. Cela valait la peine d&rsquo;être expérimenté plus avant, du moins. Harvard s&rsquo;est empressé d&#8217;embaucher Leary en 1959 pour ses recherches sur les champignons magiques, qui ont été accueillies avec beaucoup d&rsquo;espoir par le Harvard Center for Research in Personality.</p>



<p><strong>Champignons magiques : Echapper aux murs de l&rsquo;académie</strong></p>



<p>Ce que cette recherche a déclenché, c&rsquo;est un intérêt et une appréciation plus générale de l&rsquo;impact que les champignons magiques pouvaient avoir sur la santé mentale et l&rsquo;expansion de la conscience humaine en général. Cela a été d&rsquo;autant plus facile à l&rsquo;époque que seuls la mescaline et le peyotl étaient illégaux aux États-Unis.</p>



<p>Compte tenu de ce potentiel radical, il n&rsquo;est pas surprenant que les champignons magiques aient attiré l&rsquo;attention des écrivains, des artistes et des musiciens. Par exemple, Allen Ginsberg, le célèbre poète Beat des années 1950 et auteur du poème épique Howl, a écrit une lettre à Leary en 1960 pour lui demander de participer à ses études sur la psilocybine à Harvard. Allen ne tardera pas à récolter les bénéfices des champignons magiques et du LSD sur l&rsquo;expansion de la conscience humaine, popularisant la drogue au sein de la contre-culture émergente de l&rsquo;Amérique des années 1960.</p>



<p>En effet, de jeunes touristes des États-Unis ont commencé à se rendre à Oaxaca dès 1962. Cela indique le niveau d&rsquo;intérêt que les champignons magiques avaient suscité dans la culture des jeunes américains, puisque les Wasson n&rsquo;avaient participé à la cérémonie que quelques années auparavant. On raconte également que de nombreuses autres icônes musicales de l&rsquo;Amérique des années 1960 se sont rendues à Oaxaca à la recherche de champignons magiques, notamment Bob Dylan et John Lennon. Toutefois, ces rumeurs n&rsquo;ont jamais été confirmées. Il est certain que les médias étaient également intrigués par le potentiel de ces nouvelles drogues psychédéliques, qu&rsquo;ils y soient favorables ou non.</p>



<p>Néanmoins, ce qui peut être prouvé, c&rsquo;est l&rsquo;intérêt que ces icônes musicales ont porté aux champignons magiques et aux autres substances psychédéliques en général. On peut affirmer qu&rsquo;elles ont été les plus grands agents de la popularisation des champignons magiques dans l&rsquo;Amérique des années 1960. Par exemple, depuis la prestation des Beatles au Ed Sullivan Show en février 1964, le groupe britannique était devenu la plus grande célébrité du monde. Pourtant, c&rsquo;est en 1965 qu&rsquo;ils ont commencé à utiliser des psychédéliques à Londres, parlant de cette expérience comme « d&rsquo;acquérir des centaines d&rsquo;années d&rsquo;expérience en seulement 12 heures ».</p>



<p>L&rsquo;année 1965 peut être considérée comme l&rsquo;année où les champignons magiques se sont pleinement échappés des murs de l&rsquo;université pour entrer dans la conscience du public. Le mouvement hippie en plein essor avait commencé à s&rsquo;intéresser au pouvoir des champignons magiques et d&rsquo;autres drogues psychédéliques, qui s&rsquo;étendait encore plus à la culture populaire, à la littérature, au cinéma et surtout à la musique.</p>



<p><strong>Les hippies : Une menace pour l&rsquo;Amérique des années 1960 ?</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1170" height="783" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/teaser-story-big.webp?resize=1170%2C783&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3167" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/teaser-story-big.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/teaser-story-big.webp?resize=768%2C514&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/teaser-story-big.webp?resize=20%2C12&amp;ssl=1 20w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/teaser-story-big.webp?resize=600%2C402&amp;ssl=1 600w" sizes="auto, (max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>Cependant, le mouvement hippie était considéré comme une menace pour l&rsquo;establishment dans l&rsquo;Amérique des années 1960. En prenant des drogues psychédéliques, les jeunes avaient en quelque sorte développé leur propre rite de passage à l&rsquo;âge adulte, ce que les générations plus anciennes et plus conservatrices ne pouvaient pas comprendre. En outre, la culture hippie semblait également rejeter tout ce qui rendait l&rsquo;Amérique américaine, à leurs yeux.</p>



<p>Le mouvement hippie rejetait le matérialisme, la mode traditionnelle et les conceptions classiques de la « famille ». Ils ne soutenaient pas la guerre au Vietnam, étaient favorables aux droits civiques et prônaient le renversement de la société, tout en exploitant le pouvoir des champignons magiques et autres substances psychédéliques pour y parvenir. En un mot, ils étaient convaincus que s&rsquo;ils pouvaient faire voyager le président, il serait d&rsquo;accord avec eux. Cependant, tous les jeunes ne pensaient pas de cette façon. En fait, la majorité ne le pensait pas. Mais pour le gouvernement américain, ce nouvel état d&rsquo;esprit hippie semblait terriblement populaire. Assez pour justifier des représailles et une répression.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1170" height="782" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor3.webp?resize=1170%2C782&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3168" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor3.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor3.webp?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor3.webp?resize=20%2C12&amp;ssl=1 20w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/vietnam-war-protestor3.webp?resize=600%2C401&amp;ssl=1 600w" sizes="auto, (max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>En 1968, la guerre au Vietnam était à son apogée. Cette année-là, les États-Unis sont passés à deux doigts de perdre la guerre lors de l' »offensive du Têt » et le nombre de morts a augmenté de façon exponentielle. Le pays connaît également une période d&rsquo;intenses changements politiques et sociaux. Les droits civils sont toujours une question importante, et les turbulences politiques provoquées par l&rsquo;assassinat de Martin Luther King Junior, figure de proue des droits civils, et de Bobby Kennedy, frère de John F. Kennedy et candidat à la Maison Blanche cette année-là, font monter la pression de façon considérable. Toute cette instabilité politique a été intensifiée par la contre-culture du mouvement hippie et les champignons magiques.</p>



<p>De plus en plus, pour les Américains « ordinaires », il semblait que le pays atteignait un point de non-retour. En 1968, Richard Nixon est donc élu, un républicain promettant la loi et l&rsquo;ordre. Nixon appellera plus tard Timothy Leary « l&rsquo;homme le plus dangereux d&rsquo;Amérique ».</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1170" height="428" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/harvard-crimson-newspaper-clipping-timothy-leary-speech.webp?resize=1170%2C428&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3169" srcset="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/harvard-crimson-newspaper-clipping-timothy-leary-speech.webp?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/harvard-crimson-newspaper-clipping-timothy-leary-speech.webp?resize=768%2C281&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/02/harvard-crimson-newspaper-clipping-timothy-leary-speech.webp?resize=600%2C220&amp;ssl=1 600w" sizes="auto, (max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>



<p>Leary était occupé depuis ses débuts en tant que professeur de psychologie à Harvard. En fait, il avait été renvoyé de son poste universitaire pour avoir pris des champignons magiques en même temps que ses étudiants. Le département de la santé publique du Massachusetts a lancé une enquête. Elle a été abandonnée par la suite, mais l&rsquo;université a fini par renvoyer Leary quand même en 1963, sans doute en raison de l&rsquo;attention négative qu&rsquo;il avait commencé à recevoir en tant que personnage public controversé.</p>



<p>Depuis lors, Leary a commencé à populariser l&rsquo;utilisation des champignons magiques et d&rsquo;autres psychédéliques auprès du public américain, en particulier des jeunes. En 1967, Leary assiste au « Human Be-In », un rassemblement de 30 000 hippies au Golden Gate Park de San Francisco. C&rsquo;est à cette occasion qu&rsquo;il a inventé la phrase qui allait illustrer l&rsquo;esprit de la contre-culture américaine des années 1960 : « allumer, écouter, abandonner ».</p>



<p>En 1968, l&rsquo;establishment américain en a eu assez et la guerre contre la drogue a commencé. Les psychédéliques ont été utilisés pour marginaliser et miner les hippies. Pour ce faire, l&rsquo;establishment a mené une campagne publicitaire dénigrant les psychédéliques comme étant extrêmement dangereux : une seule dose de psychédéliques pouvait entraîner une folie permanente. Cependant, il n&rsquo;a jamais été démontré qu&rsquo;une dose de psychédéliques était trop forte. Bien que sa consommation puisse être risquée dans des circonstances incorrectes et que son utilisation soit débattue, cela n&rsquo;enlève rien à son utilité en tant que composé digne de recherches universitaires sérieuses.</p>



<p><strong>La fin des champignons magiques</strong></p>



<p>Au début des années 1970, la recherche en psychologie et en psychothérapie utilisant les champignons magiques et d&rsquo;autres substances psychédéliques s&rsquo;était complètement arrêtée. Il était de plus en plus difficile d&rsquo;obtenir les drogues nécessaires pour mener des études universitaires correctes, surtout dans la mesure où elles étaient nécessaires pour obtenir des résultats exploitables.</p>



<p>En fait, les drogues ont été complètement rayées du milieu universitaire et considérées comme une blague par la communauté scientifique. Leary, les hippies et le potentiel psychédélique ont été discrédités, et les chercheurs qui travaillaient avec les psychédéliques sont devenus la risée de tous. La plupart ont été obligés de chercher un emploi en cherchant de nouveaux domaines de la psychologie. Lentement, au cours d&rsquo;un peu plus d&rsquo;une décennie, les champignons magiques et autres psychédéliques étaient passés du statut de médicament ayant la capacité potentielle de guérir nos problèmes de santé les plus incurables à celui de poison.</p>



<p>Depuis 1996, la recherche sur le potentiel de la médecine psychédélique a repris aux États-Unis. La drogue est toujours criminalisée pour la consommation ordinaire. Cependant, la recherche continue maintenant.</p>



<p>souce: <a href="https://www.thecollector.com/magic-mushrooms-1960s-america/">https://www.thecollector.com/magic-mushrooms-1960s-america/</a></p>
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		<title>La psilocybine efficace contre le syndrome de stress post-traumatique et la dépression</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 20:52:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le syndrome de stress post-traumatique (TSPT) est un trouble de la santé mentale qui peut survenir à la suite d&#8217;expériences traumatisantes, telles que des actes de violence, des accidents, des agressions, etc. &#160; Les symptômes les plus courants sont les flashbacks, les cauchemars, une réactivité émotionnelle accrue, l&#8217;évitement des stimuli associés au traumatisme et l&#8217;hypervigilance.&#8230;</p>
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<p>Le syndrome de stress post-traumatique (TSPT) est un trouble de la santé mentale qui peut survenir à la suite d&rsquo;expériences traumatisantes, telles que des actes de violence, des accidents, des agressions, etc. &nbsp; Les symptômes les plus courants sont les flashbacks, les cauchemars, une réactivité émotionnelle accrue, l&rsquo;évitement des stimuli associés au traumatisme et l&rsquo;hypervigilance.</p>



<p>Le traitement du SPT peut inclure des thérapies comportementales et psychologiques ainsi que des médicaments, mais malgré ces options, de nombreuses personnes ne parviennent pas à obtenir une amélioration significative de leurs symptômes.</p>



<p>C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;utilisation de la psilocybine, une substance psychoactive présente dans certains champignons hallucinogènes, a été étudiée pour le traitement du TSPT. De nombreuses recherches suggèrent que la psilocybine peut aider à réduire les symptômes du TSPT en produisant une réduction de l&rsquo;anxiété et une diminution de la détresse émotionnelle associée au traumatisme.</p>



<p>Des études de petite et moyenne envergure ont également montré que la prise de psilocybine peut améliorer les résultats thérapeutiques chez les personnes souffrant de TSPT.</p>



<p>Voici une liste des bénéfices thérapeutiques que les recherches récentes ont mis en évidence :</p>



<p>Réduction de l&rsquo;anxiété : Il a été démontré que la psilocybine réduit significativement l&rsquo;anxiété chez les personnes souffrant de TSPT.</p>



<p>Amélioration des symptômes émotionnels : La psilocybine peut aider à réduire la détresse émotionnelle associée au traumatisme, permettant aux personnes de travailler plus efficacement avec les souvenirs douloureux.</p>



<p>Augmentation de la résilience : La psilocybine peut contribuer à renforcer la résilience des personnes atteintes de TSPT, ce qui peut les aider à faire face aux difficultés associées à leur état de santé mentale.</p>



<p>Stimulation de la pensée introspective : La psilocybine peut encourager la pensée introspective chez les personnes souffrant de TSPT, les aidant à explorer leurs sentiments et leurs pensées de manière plus profonde et plus significative.</p>



<p>Amélioration de la compréhension du traumatisme : La psilocybine peut aider les personnes à comprendre les événements traumatiques d&rsquo;une manière différente, ce qui peut les aider à travailler sur les souvenirs douloureux et à progresser dans leur guérison.</p>



<p>Aide à briser les schémas de pensée négatifs : La psilocybine peut aider à briser les schémas de pensée négatifs qui peuvent entretenir les symptômes du TSPT, ce qui permet aux gens de voir les choses sous un autre angle.</p>



<p>Amélioration de la qualité de vie : Enfin, la psilocybine peut améliorer de manière significative la qualité de vie des personnes souffrant de TSPT.</p>



<p>Le rôle thérapeutique des psychédéliques remonte à des milliers d&rsquo;années et plus récemment aux années 1950 et 1960, mais de nouvelles recherches et l&rsquo;application des principes du microdosage ont suscité un regain d&rsquo;intérêt pour le pouvoir des psychédéliques. À l&rsquo;ère de la médecine moderne et des pharmacothérapies pour tous les types de troubles psychiatriques, il est devenu largement connu au cours des 50 dernières années que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSN) n&rsquo;aident pas tout le monde. En outre, certains troubles sont résistants aux traitements actuels approuvés par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis. En 2019, la FDA a approuvé le médicament Spravato (kétamine) pour le traitement de la dépression ; cette approbation a été un catalyseur pour revisiter les psychédéliques comme thérapie pour une variété de troubles psychiatriques.</p>



<p>Deux des diagnostics les plus courants qui montrent une réponse à la thérapie psychédélique sont la dépression et le syndrome de stress post-traumatique (SSPT). En raison des similitudes dans la façon dont le cerveau stocke les expériences émotionnelles, nous allons considérer les deux diagnostics en parallèle lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit des effets de la thérapie psychédélique. Le traumatisme est codé dans le cerveau par l&rsquo;amygdale puis par les lobes frontaux avant que diverses parties de l&rsquo;expérience ne soient codées dans de nombreuses zones du cerveau. Mais c&rsquo;est l&rsquo;amygdale qui répond à l&rsquo;émotion, la définit et la régule, ainsi que les sentiments de tristesse, de joie ou de douleur associés au souvenir tel qu&rsquo;il est stocké.</p>



<p>L&rsquo;amygdale fait partie du système limbique, un réseau de structures interconnectées responsables des émotions et des réponses comportementales aux stimuli et aux événements. L&rsquo;amygdale active la réaction de « lutte ou de fuite » lorsque nous sommes confrontés à un danger ou que nous ne nous sentons pas en sécurité. La lutte ou la fuite est une réaction de survie face à un danger physique ou émotionnel. Une fois l&rsquo;amygdale déclenchée, des messages sont envoyés aux lobes frontaux pour évaluation. Les lobes frontaux sont responsables de la fonction exécutive. Cette zone du cerveau est capable d&rsquo;évaluer le stimulus et de déterminer une réponse appropriée, ce qui inclut la neutralisation de la réponse de survie de l&rsquo;amygdale. Si l&rsquo;amygdale active la réaction de combat ou de fuite, le système limbique active alors plusieurs systèmes physiologiques, dont le système nerveux sympathique, qui stimule la libération d&rsquo;adrénaline (épinéphrine) et de norépinéphrine, ainsi que d&rsquo;autres hormones de stress (1). C&rsquo;est dans ce système et au cours de ce processus que les souvenirs et les émotions associées sont stockés dans le cerveau. C&rsquo;est pourquoi le SSPT et la dépression sont étroitement liés en ce qui concerne la façon dont les messages sont codés, stockés et accessibles. Dans le cas de la dépression, le cerveau a du mal à accéder à la joie associée aux souvenirs, alors que les expériences traumatiques sont codées avec des émotions négatives ; les deux nécessitent un recâblage.</p>



<p>Le traumatisme est une forme extrême de réponse émotionnelle à une expérience pénible souvent causée par un événement soudain ou imprévisible (1). Comme nous l&rsquo;avons vu et vécu avec la pandémie de COVID-19, personne ne peut éviter les événements traumatiques. Les traumatismes nous touchent tous, et nous réagissons chacun différemment. Les événements traumatisants comprennent, sans s&rsquo;y limiter, la perte d&rsquo;un être cher, une situation violente, un abus physique, un accident de voiture ou une expérience de combat militaire. Le traumatisme est stocké dans le cerveau, et lorsque ces souvenirs sont déclenchés, ils peuvent miner le sentiment de sécurité d&rsquo;une personne et déclencher une hypervigilance (1).</p>



<p>Une fois que le traumatisme est stocké dans le cerveau, il se manifeste de nombreuses façons. Il peut être subtil ou évident et souvent destructeur. La façon dont une personne réagit à un traumatisme est déterminée par de multiples facteurs, notamment les expériences passées, le type d&rsquo;événement, le stade et les processus de développement de la personne qui a vécu l&rsquo;événement, ainsi que l&rsquo;environnement social et culturel. Les manifestations ou symptômes de la dépression ou du SSPT peuvent inclure des luttes émotionnelles, des troubles du sommeil, des problèmes de colère, des difficultés dans les relations professionnelles ou personnelles, et même des douleurs physiques. Le fait de vivre en mode de défense contre le stress peut conduire à un « détournement de l&rsquo;amygdale », c&rsquo;est-à-dire que l&rsquo;amygdale désactive le lobe frontal et prend le contrôle ou « détourne » le cerveau.</p>



<p>Les modèles précédents sur la façon dont le cerveau traite les expériences supposaient que nous recevions des stimuli de notre environnement, que nous traitions ces stimuli dans les zones supérieures du cerveau et que nous envoyions les signaux avec une réponse appropriée (12). Cependant, de nouvelles recherches suggèrent que le cerveau prédit ce que sera chaque situation unique ou modèle environnemental en se basant sur des entrées sensorielles similaires antérieures plutôt que sur chaque expérience individuelle, une théorie de « codage prédictif ». C&rsquo;est un moyen pour le cerveau de fonctionner plus efficacement lorsqu&rsquo;il traite de nouvelles informations. Lorsque des erreurs se produisent, le cerveau corrige l&rsquo;erreur de prédiction et ajuste le modèle. Andrew Clark, spécialiste des sciences cognitives à l&rsquo;université d&rsquo;Édimbourg, en Écosse, a déclaré : « Vous expérimentez, dans un certain sens, le monde que vous vous attendez à expérimenter » (12).</p>



<p>Therapeutic analysis of a drug is observed based on an absorption, distribution, metabolism, and excretion (ADME) profile to understand and predict how the drug will work. With respect to FDA-approved drugs like ketamine, this data is widely accessible. However, for drugs such as cannabis or psilocybin, which are currently Schedule I drugs, research is limited, making it difficult to fully understand how the drugs work. Psilocybin is most commonly ingested orally as a raw mushroom, a capsule of powder, or as a powder mixed with food or tea. Psilocybin is absorbed in the gut and metabolized by the liver in first pass metabolism, and then its most prevalent area of known action into the body is through the 5HT 2A serotonin receptors (13).<br></p>



<p>Une fois ingérée, la compréhension du fonctionnement thérapeutique de la drogue est limitée. Des recherches et des essais cliniques sont nécessaires pour découvrir comment la psilocybine agit dans le cerveau. L&rsquo;imagerie neuronale indique que la psilocybine et les psychédéliques semblent activer toutes les zones du cerveau, un facteur crucial pour comprendre pourquoi et comment la psilocybine agit. Les preuves suggèrent également que la psilocybine présente un profil de sécurité exemplaire, avec peu d&rsquo;effets secondaires nocifs, en particulier en cas de microdosage. Lorsque des effets secondaires indésirables se produisent, ils semblent être liés à des problèmes de récepteurs 5HT 2A, ou à des rapports de « bad trip » classiques, qui peuvent être effrayants sur le moment, mais disparaissent lorsque la drogue s&rsquo;estompe. Cependant, les personnes ayant des antécédents de maladie mentale, comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire, doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;un examen approfondi et travailler en étroite collaboration avec des professionnels de la santé si elles envisagent une thérapie psychédélique.</p>



<p>Les connaissances actuelles sur le mode d&rsquo;action de la psilocybine reposent sur la compréhension du modèle de « codage prédictif » de la manière dont le cerveau traite les expériences, du rôle de l&rsquo;amygdale et du processus de « détournement » de l&rsquo;amygdale. Les quatre concepts clés qui permettent de traiter avec succès la dépression et le TSPT grâce à la psilocybine sont : la neuroplasticité du cerveau, le  » réseau du mode par défaut « , le recâblage des synapses et des voies, et l&rsquo;abandon du contrôle.</p>



<p>La neuroplasticité signifie que le cerveau est malléable et peut être reformé, adapté, régénéré ou activé. Cette fonction est essentielle lorsque l&rsquo;objectif est de rescinder des souvenirs douloureux. Le « réseau du mode par défaut » est le système du cerveau qui fonctionne lorsque le cerveau est en état de repos, comme la rêverie ou la rumination, un comportement courant dans la dépression. Le détournement de l&rsquo;amygdale se produit lorsque notre cerveau est bloqué dans un circuit erroné, où la même impulsion continue de recirculer. La psilocybine effectue un type de redémarrage du réseau en mode par défaut, similaire au redémarrage d&rsquo;un ordinateur.</p>



<p>Pendant que le réseau du mode par défaut redémarre, la psilocybine reconnecte les voies neuronales de la mémoire stockée pour établir de nouvelles voies dissociant l&rsquo;expérience de l&rsquo;émotion négative liée au traumatisme qui cause la dépression ou le TSPT. Pour que la thérapie psychédélique fonctionne vraiment, le patient doit être prêt à renoncer au contrôle en « cédant à la drogue » et en lui permettant d&rsquo;effectuer son redémarrage et son recâblage, ce qui n&rsquo;est pas facile. Notre désir de contrôle est souvent la source de nos angoisses, car nous croyons que si nous avons le contrôle, nous serons en sécurité.</p>



<p><strong>Recherche actuelle</strong></p>



<p>Que révèle la recherche clinique actuelle ? Nous allons examiner ici plusieurs études récentes :</p>



<p>1.Essai de Psilocybine contre Escitalopram pour la dépression (5).</p>



<p>2.Effets de la thérapie assistée par la psilocybine sur le trouble dépressif majeur : Un essai clinique randomisé (6)</p>



<p>3.Efficacité des substances psychoactives dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique : Une revue systématique de la MDMA, de la kétamine, du LSD et de la psilocybine (7)</p>



<p>4.Nouvelles thérapies psychopharmacologiques pour les troubles psychiatriques : Psilocybine et MDMA (8)</p>



<p>5.Traitement du syndrome de stress post-traumatique par les drogues psychédéliques (10)</p>



<p><strong>Psilocybine contre Escitalopram pour la dépression</strong></p>



<p>Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes (5) :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Dans un essai de phase 2, en double aveugle, randomisé et contrôlé, portant sur des patients souffrant depuis longtemps de troubles dépressifs majeurs modérés à sévères, nous avons comparé la psilocybine à l&rsquo;Escitalopram.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Les patients ont été assignés dans un rapport 1:1 à recevoir deux doses distinctes de 25 mg de psilocybine à 3 semaines d&rsquo;intervalle plus 6 semaines de placebo quotidien.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Sur la base de la modification des scores de dépression sur le QIDS-SR-16 à la semaine 6, cet essai n&rsquo;a pas montré de différence significative dans les effets antidépresseurs entre la psilocybine et l&rsquo;Escitalopram dans un groupe sélectionné de patients. Les résultats secondaires ont généralement favorisé la psilocybine par rapport à l&rsquo;Escitalopram.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Il convient de noter que le dosage de psilocybine utilisé était inférieur à la dose thérapeutique, soit environ 25 % d&rsquo;une microdose connue de 1 à 2 mg (champignon cru)/kg.</li></ul>



<p><br><strong>Effets de la thérapie assistée par la psilocybine sur le trouble dépressif majeur (TDM)</strong></p>



<p>Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes (6) :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Cet essai clinique randomisé, contrôlé par liste d&rsquo;attente, a été mené au Center for Psychedelic and Consciousness Research du Johns Hopkins Bayview Medical Center à Baltimore, Maryland.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Deux séances de psilocybine (séance 1 : 20 mg/70 kg ; séance 2 : 30 mg/70 kg) ont été administrées.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Dans l&rsquo;échantillon global, 17 participants (71 %) à la semaine 1 et 17 (71 %) à la semaine 4 ont eu une réponse cliniquement significative à l&rsquo;intervention.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Les résultats suggèrent que la psilocybine associée à une thérapie est efficace dans le traitement du TDM, ce qui étend les résultats d&rsquo;études précédentes de cette intervention chez des patients atteints de cancer et de dépression et d&rsquo;une étude non randomisée chez des patients souffrant de dépression résistante au traitement</li><li></li></ul>



<p><strong>Efficacité des substances psychoactives dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique : Un examen systématique de la MDMA, de la kétamine, du LSD et de la psilocybine.</strong></p>



<p>Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes (7) :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Une revue systématique a été mise en œuvre pour examiner l&rsquo;efficacité de la MDMA, de la kétamine, du LSD et de la psilocybine dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique (SSPT).</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Études d&rsquo;observation et essais contrôlés randomisés (ECR) qui ont testé l&rsquo;efficacité de la MDMA, de la kétamine, du LSD ou de la psilocybine pour réduire les symptômes du TSPT chez les adultes.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>On a constaté une réduction significative des symptômes de TSPT autodéclarés.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Après 12 mois de suivi (n = 11), cinq participants ne répondaient plus aux critères de diagnostic du SSPT.</li></ul>



<p><strong>Nouvelles thérapies psychopharmacologiques pour les troubles psychiatriques : Psilocybine et MDMA</strong></p>



<p>Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants (8) :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>12 patients fonctionnant comme leurs propres témoins ont reçu deux sessions distinctes de traitement expérimental à un mois d&rsquo;intervalle, recevant le médicament actif, la psilocybine, à une occasion et un placebo à l&rsquo;autre, dans un ordre aléatoire.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Des réductions significatives de l&rsquo;anxiété à 1 mois et 3 mois après le traitement ont été mesurées avec la sous-échelle d&rsquo;anxiété du State-Trait Anxiety Inventory, et une amélioration de l&rsquo;humeur a été mesurée avec le Beck Depression Inventory, qui a atteint un niveau significatif à 6 mois.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Les résultats comprenaient des réponses physiologiques et psychologiques sûres pendant les séances de traitement. Aucun événement indésirable cliniquement significatif n&rsquo;a été noté.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>L&rsquo;association entre l&rsquo;expérience mystique induite par les psychédéliques et le résultat thérapeutique lorsque les drogues psychédéliques sont administrées dans des conditions optimales fournit une intervention thérapeutique potentiellement précieuse pour des troubles qui sont autrement difficiles à traiter.</li></ul>



<p><strong>Traitement du trouble de stress post-traumatique par les drogues psychédéliques</strong></p>



<p>Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes (10) :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>L&rsquo;étude de 2013 de l&rsquo;Université de Floride du Sud (comté de Hillsborough, Floride), a soutenu l&rsquo;hypothèse que la psilocybine peut aider à briser le cycle traumatique qui se produit chez les patients atteints de TSPT.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Stephen Ross, MD, psychiatre au NYU Langone (New York, New York), a mené une étude sur des patients atteints de cancer en phase terminale et a constaté qu&rsquo;un traitement unique à la psilocybine apportait très rapidement un soulagement de la détresse qui durait depuis plus de 6 mois chez 80 % des sujets de l&rsquo;étude.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Les patients ont noté qu&rsquo;après avoir été traités à la psilocybine, ils ont senti leur qualité de vie s&rsquo;améliorer.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Ils ont noté qu&rsquo;ils voulaient s&rsquo;engager davantage dans des activités extérieures, qu&rsquo;ils avaient plus d&rsquo;énergie, qu&rsquo;ils avaient de meilleures relations avec les membres de leur famille et qu&rsquo;ils étaient plus performants au travail (4).</li></ul>



<p>Enfin, nous devons aborder le microdosage qui est apparu comme l&rsquo;un des moyens de s&rsquo;engager dans une thérapie psychédélique sans avoir l&rsquo;effet complet d&rsquo;un « trip » hallucinogène. Le microdosage est l&rsquo;utilisation ou la consommation de faibles doses sub-sensorielles, sub-hallucinogènes d&rsquo;une drogue psychédélique (3). Dans les tests et essais actuels, il s&rsquo;agit d&rsquo;une méthode plus sûre, plus facilement tolérée et plus thérapeutique d&rsquo;utiliser les psychédéliques lorsqu&rsquo;un voyage profond n&rsquo;est pas nécessaire. Des recherches sont actuellement en cours, explorant le microdosage comme moyen d&rsquo;augmenter le profil de sécurité de la thérapie psychédélique.<br></p>



<p><strong>Conclusion</strong></p>



<p>En résumé, le rôle thérapeutique des psychédéliques remonte à des milliers d&rsquo;années, mais de nouvelles recherches et l&rsquo;application des principes de microdosage ont suscité un regain d&rsquo;intérêt pour le pouvoir des psychédéliques. Les premières recherches montrent des succès, mais d&rsquo;autres études doivent être menées. Le pouvoir de guérir l&rsquo;esprit avec les psychédéliques est réel.</p>



<p><strong>References</strong></p>



<p><a href="https://www.psychologytoday.com/us/basics/trauma" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.psychologytoday.com/us/basics/trauma</a>.<br>National Center for Biotechnology Information, U.S. National Library of Medicine, 8600 Rockville Pike, Bethesda MD, 20894 <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK207191/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK207191/</a>.<br>T. Anderson, R. Petranker, and A. Christopher, et al. <em>Harm Reduct. J.</em><strong>16, </strong>43 (2019). <a href="https://doi.org/10.1186/s12954-019-0308-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1186/s12954-019-0308-4</a>.<br>J.M. Rootman, P. Kryskow, and K. Harvey, et al. <em>Sci. Rep.</em><strong>11,</strong> 22479 (2021). <a href="https://doi.org/10.1038/s41598-021-01811-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1038/s41598-021-01811-4</a>.<br>R. Carhart-Harris, B. Giribaldi, R. Watts, M. Baker-Jones, A. Murphy-Beiner, R. Murphy, J. Martell, A. Blemings, D. Erritzoe, and D.J. Nutt, <em>N. Engl. J. Med. </em><strong>384</strong>(15), 1402–1411 <em>(</em>2021). doi: 10.1056/NEJMoa2032994. PMID: 33852780.<br>A.K. Davis, F.S. Barrett, D.G. May, M.P. Cosimano, N.D. Sepeda, M.W. Johnson, P.H. Finan, and R.R. Griffiths, <em>JAMA Psychiatry </em><strong>78</strong>(5), 481-489 (2021). doi: 10.1001/jamapsychiatry.2020.3285. Erratum in: <em>JAMA Psychiatry</em>. 2021 Feb 10;: PMID: 33146667; PMCID: PMC7643046.<br>T. Varker, L. Watson, K. Gibson, D. Forbes, and M.L. O’Donnell, <em>Journal of Psychoactive Drugs </em><strong>53</strong>(1), 85-95 (2021), DOI: 10.1080/02791072.2020.1817639.<br>M.C. Mithoefer, C.S. Grob, and T.D. Brewerton, <em>The Lancet Psychiatry </em><strong>3</strong>(5), 481-488 (2016), ISSN 2215-0366, <a href="https://doi.org/10.1016/S2215-0366(15)00576-3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1016/S2215-0366(15)00576-3</a>. (<a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2215036615005763" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2215036615005763</a>).<br>Northwest Therapies Trauma Psilocybin Study Compassionate Use Study (NWTTPS), <a href="https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT05042466#wrapper" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT05042466#wrapper</a>.<br>2022 NYU Grossman School of Medicine Post-Traumatic Stress Disorder Treatment with Psychedelic Drugs, <a href="https://med.nyu.edu/departments-institutes/population-health/divisions-sections-centers/medical-ethics/education/high-school-bioethics-project/learning-scenarios/ptsd-treatment-psychedelics" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://med.nyu.edu/departments-institutes/population-health/divisions-sections-centers/medical-ethics/education/high-school-bioethics-project/learning-scenarios/ptsd-treatment-psychedelics</a>.<br>« How ecstasy and psilocybin are shaking up psychiatry » <em>Nature </em><strong>589, </strong>506-509 (2021)doi: <a href="https://doi.org/10.1038/d41586-021-00187-9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1038/d41586-021-00187-9</a>.<br>MIND Foundation gGmbH, Boxhagener Straße 82ª 10245 Berlin, <a href="https://mind-foundation.org/predictive-coding/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://mind-foundation.org/predictive-coding/</a>.<br>M.K. Madsen, P.M. Fisher, and D. Burmester, et al., <em>Neuropsychopharmacol. </em><strong>44</strong>,1328–1334 (2019). <a href="https://doi.org/10.1038/s41386-019-0324-9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1038/s41386-019-0324-9</a>.</p>



<p>Credits/source  <strong>James Schwartz, BSN, LNC</strong>,: <a href="https://www.cannabissciencetech.com/view/psilocybin-therapy-for-ptsd-and-depression">https://www.cannabissciencetech.com/view/psilocybin-therapy-for-ptsd-and-depression</a></p>
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		<title>La psilocybine pour la neuro-inflammation associée à Lyme</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2023 21:54:22 +0000</pubDate>
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<p>La maladie de Lyme est un syndrome souvent multi-infectieux causée par la bactérie Borrelia burgdorferi et une multitude de co-infections qui sont transmise à l&rsquo;homme par la morsure de tiques à pattes noires infectées. Les symptômes les plus courants de la maladie de Lyme sont la fièvre, les maux de tête, la fatigue et une éruption cutanée caractéristique appelée érythème migrant. Si elle n&rsquo;est pas traitée, l&rsquo;infection peut se propager aux articulations, au cœur et au système nerveux, provoquant des symptômes plus graves.</p>



<p>Bien que de nombreux médecins au Canada connaissent la maladie, très peu d&rsquo;entre eux disposent des outils nécessaires pour la comprendre et la diagnostiquer correctement, surtout aux premiers stades, certaines personnes atteintes de la maladie ne présentant pas l&rsquo;érythème caractéristique en forme de cible. En outre, certaines personnes atteintes de la maladie de Lyme peuvent continuer à présenter des symptômes tels que la fatigue, la douleur et des difficultés cognitives même après avoir reçu un traitement antibiotique. Cet état est connu sous le nom de syndrome de la maladie de Lyme après traitement (PTLDS) ou de syndrome post-maladie de Lyme (PLDS).</p>



<p>Le traitement le plus courant de la maladie de Lyme est l&rsquo;administration d&rsquo;antibiotiques. Le type d&rsquo;antibiotique et la durée du traitement dépendent du stade de la maladie et de la réponse individuelle du patient au traitement.</p>



<p><br><strong>Le dilemme des antibiotiques </strong></p>



<p>La doxycycline est l&rsquo;un des antibiotiques couramment utilisés pour traiter à la fois une infection de Lyme récente et un Lyme chronique. Elle possède de fortes propriétés anti-inflammatoires, de sorte que le fait que les gens se sentent souvent mieux lorsqu&rsquo;ils la prennent soutient également l&rsquo;hypothèse de la neuroinflammation. Malheureusement, la doxycycline est également très dure pour le tube digestif et peut entraîner toutes sortes d&rsquo;effets secondaires désagréables en cas d&rsquo;utilisation à long terme.</p>



<p>Plusieurs recherches universitaires et essais cliniques ont été menés ces dernières années avec la psilocybine comme traitement principal du SDLP. Ces études ont montré de très bons résultats dans la gestion de l&rsquo;inflammation, de la douleur et de la fatigue chronique. Pour les patients qui ont démontré une résistance au traitement antibiotique conventionnel, le microdosage à base de psilocybine représente une alternative incroyable car, comparé aux traitements conventionnels, il est adaptogène et ne provoque pas d&rsquo;effets secondaires indésirables tels que la perturbation du microbiote intestinal, qui est un effet indésirable inévitable des antiobiotiques.</p>



<p>L&rsquo;université Johns Hopkins, qui est à la pointe de la recherche scientifique sur la psilocybine, mène actuellement plusieurs essais cliniques dont le potentiel est énorme. Comme l&rsquo;expliquent de nombreux scientifiques, il y a une grande différence entre l&rsquo;inflammation et la neuro-inflammation, pour la première nous avons des antibiotiques qui ont prouvé leur efficacité anti-inflammatoire mais avec des effets secondaires très néfastes sur une longue période de consommation, par contre au niveau de la neuro-inflammation il n&rsquo;y a pour le moment aucun traitement pharmaceutique adéquat et c&rsquo;est exactement à ce niveau que la psilocybine intervient de manière incroyablement efficace.</p>



<p>Une multitude d&rsquo;essais cliniques avec des patients atteints du syndrome post-lyme utilisant un traitement à base de microdose de psilocybine ont montré une grande réduction de l&rsquo;inflammation et de la neuro-inflammation, une réduction de la douleur et une amélioration significative de leur niveau d&rsquo;énergie.</p>



<p>Le composé actif des champignons magiques stimule le neurotransmetteur responsable de la régulation du TNF (protéine de signalisation de l&rsquo;inflammation). En fait, il y a beaucoup de recherche en ce moment avec la pislocybine pour traiter un grand nombre de problemes inflammatoire dans un futur proche.<br></p>



<p><strong>Inhibiteurs du TNF</strong></p>



<p>Le TNF est une protéine de signalisation de l&rsquo;inflammation, également connue sous le nom de cytokine. En supprimant le TNF, certains médicaments traitent les symptômes de maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis, la spondylarthrite ankylosante et la colite ulcéreuse. Malheureusement, ces médicaments peuvent être un peu lourds dans leur suppression du TNF et avoir un effet dramatique sur notre système immunitaire, diminuant notre capacité à combattre les infections. Comme nous l&rsquo;avons évoqué dans notre article sur les champignons et la maladie d&rsquo;Alzheimer, les champignons magiques ont la capacité de réduire ces substances de signalisation inflammatoires.<br></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="327" src="https://i0.wp.com/psilocybinequebec.com/wp-content/uploads/2023/01/iStock-1346396206-1-e1674339080763.jpg?resize=500%2C327&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3035"/></figure>



<p><strong>Champignons pour le Lyme chronique</strong></p>



<p>Les psychédéliques font partie des outils les plus puissants dont nous disposons pour combattre la neuroinflammation. Ils régulent également le TNF, mais sans les effets défavorables sur notre système immunitaire. Le composé actif des champignons magiques stimule le neurotransmetteur responsable de la régulation du TNFa, ce qui en fait une solution particulièrement délicate et élégante. En fait, certains chercheurs les considèrent comme l&rsquo;avenir du traitement de ce type d&rsquo;inflammation. Les champignons magiques ne sont pas toxiques et ont un profil de sécurité très favorable. Les effets secondaires les plus préoccupants des champignons magiques sont les effets psychoactifs qui se produisent pendant une période d&rsquo;environ 4 à 6 heures après leur ingestion. Il n&rsquo;est pas nécessaire de prendre de fortes doses entraînant des effets psychoactifs intenses pour bénéficier des propriétés anti-inflammatoires des champignons. </p>



<p>Bien que nous ne soyons qu&rsquo;au début des recherches sur les effets de la psilocybine sur la maladie de Lyme, il nous est permis de croire en une nouvelle façon de traiter cette maladie de manière beaucoup plus efficace que les traitements classiques qui ont montré leurs limites et aussi devant l&rsquo;incompréhension de nos médecins et du personnel médical.</p>



<p>Les multiples recherches sur la psilocybine, en particulier celles menées au cours de la dernière décennie, ont démontré l&rsquo;incroyable potentiel de cette substance à plusieurs niveaux : physique, phychologique, énergétique, aide au sevrage et au bien-être global. Elles ont démontré combien cette substance est sous-estimée et que l&rsquo;avenir s&rsquo;annonce extrêmement prometteur pour l&rsquo;utilisation d&rsquo;une manière intelligente de cette substance.</p>
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		<title>Jim Harris était paralysé. Puis il a mangé des champignons magiques.</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 18:35:09 +0000</pubDate>
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<p>Après avoir été paralysé de la poitrine jusqu&rsquo;en bas, cet athlète de montagne a trouvé un allié improbable pour se rétablir : les psychédéliques.</p>



<p>Contre toute attente, Jim Harris marchait. C&rsquo;était épuisant, et il pensait ressembler au monstre de Frankenstein &#8211; avançant sa jambe gauche, puis lançant sa jambe droite sans réaction pour la rejoindre. Mais il était là, à un festival de musique, se déplaçant avec l&rsquo;aide d&rsquo;un déambulateur, huit mois après une blessure à la moelle épinière qui l&rsquo;a laissé paralysé à partir de la poitrine.</p>



<p>En novembre 2014, un accident de snowkite au Chili a changé la façon dont le moniteur d&rsquo;alpinisme devenu photographe d&rsquo;aventure se déplaçait dans le monde. Ses journées, autrefois consacrées à l&rsquo;exploration des Alpes, étaient désormais remplies d&rsquo;exercices de rééducation dans un gymnase. Aussi, lorsqu&rsquo;un ami et ancien kinésithérapeute l&rsquo;a invité au High Sierra Music Festival de Quincy, en Californie, il a sauté sur l&rsquo;occasion de se sentir à nouveau comme un jeune homme ordinaire de 33 ans.</p>



<p>Pourtant, alors qu&rsquo;il s&rsquo;installait pour écouter le spectacle, dans un champ herbeux entouré de grands arbres et de pics doux, il ne se sentait pas régulier. Il ne pouvait pas boire d&rsquo;alcool, car cela semblait affaiblir les connexions nerveuses qui lui restaient, et bien qu&rsquo;il ait décoré son déambulateur avec des lumières LED pour tenter de faire la fête, cela ne fonctionnait pas vraiment. « Le handicap me donnait l&rsquo;impression d&rsquo;être un étranger », dit-il. Puis quelqu&rsquo;un lui a offert des champignons magiques, qui contiennent de la psilocybine, un composé psychoactif, et il les a pris, pensant qu&rsquo;il pourrait enfin s&rsquo;amuser.</p>



<p>The String Cheese Incident, un groupe de musique jam basé à Denver, a joué cette nuit-là, mais Harris ne se souvient pas de la musique. Il se souvient en revanche du coucher de soleil rose et orange, et de la façon dont les nuages semblaient former un motif de formes répétitives. Il appréciait depuis longtemps la nature, mais en tant que photographe pour le National Geographic, il avait placé la barre très haut.</p>



<p>« Il y avait un certain niveau d&rsquo;élitisme pour moi. Je voulais les sommets les plus pointus et les plus grands, et les couchers de soleil les plus spectaculaires », dit-il. Mais là, au milieu de la foule, en regardant le soleil couchant percer les arbres, il a réalisé que la nature n&rsquo;avait pas besoin d&rsquo;être extrême pour être profonde.</p>



<p>Se délecter de la beauté de la nature est courant pour les personnes sous hallucinogènes, mais quelque chose de surprenant est arrivé à Harris cette nuit-là. Il a réquisitionné la trottinette rembourrée d&rsquo;une connaissance afin de pouvoir reposer une jambe à la fois tout en se balançant au rythme de la musique. Au milieu d&rsquo;un switch, il a découvert qu&rsquo;il pouvait soulever son pied droit et le ramener vers ses fesses. Il a tapoté son ischio-jambier droit avec un doigt et le muscle s&rsquo;est contracté &#8211; un muscle qui n&rsquo;avait absolument pas réagi depuis sa blessure, même dans l&rsquo;environnement à faible gravité d&rsquo;une piscine, malgré huit mois de physiothérapie.</p>



<p>Avec étonnement et une certaine hésitation, il l&rsquo;a montré à son ami kinésithérapeute. Ils s&rsquo;émerveillent ensemble de ce qui avait été impossible pour Harris plus tôt dans la journée. Il se sentait excité, mais aussi confus. Il avait cherché une expérience récréative, un moyen de se sentir normal et d&rsquo;entrer en contact avec d&rsquo;autres personnes. Au lieu de cela, le voyage a été thérapeutique : son esprit et son corps ont communiqué d&rsquo;une manière qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient plus depuis son accident.</p>



<p>Le lendemain matin, Harris se réveille en ayant peur d&rsquo;avoir tout imaginé ou d&rsquo;avoir perdu sa nouvelle capacité pendant son sommeil, mais son ischio-jambier fonctionne toujours. La connexion neuromusculaire qui s&rsquo;était formée la nuit précédente n&rsquo;allait nulle part.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, près de huit ans après sa blessure, Harris s&rsquo;est rétabli d&rsquo;une manière qui semblait autrefois invraisemblable. Il pense toujours qu&rsquo;il marche un peu comme le monstre de Frankenstein, mais il se déplace avec l&rsquo;aide d&rsquo;une canne et, lorsque la saison s&rsquo;y prête, il skie ou fait du vélo de montagne. Bien que cela puisse sembler tiré par les cheveux, l&rsquo;expérience de Harris n&rsquo;est pas le fruit du hasard. Au cours des deux dernières décennies, les chercheurs ont trouvé des preuves irréfutables que les psychédéliques sont bénéfiques pour la santé mentale, et maintenant ils explorent la mesure dans laquelle ils peuvent également favoriser la guérison physique.</p>



<p>La guerre contre les drogues menée par Richard Nixon a paralysé la recherche sur les psychédéliques en 1970 avec l&rsquo;adoption de la loi sur les substances contrôlées, mais ce domaine a connu une sorte de renaissance au début des années 2000. Une étude fondamentale a été menée par Roland Griffiths, psychopharmacologue et professeur aux départements de psychiatrie et de neurosciences de l&rsquo;université Johns Hopkins. En 1999, Griffiths a commencé à concevoir une étude qui éviterait les pièges des premières recherches sur les psychédéliques, dont la plupart ne respectaient pas la méthode scientifique.</p>



<p>Prenez par exemple l&rsquo;expérience du Vendredi saint de 1962, souvent citée, dans laquelle un étudiant diplômé supervisé par Timothy Leary a amené 20 étudiants de la Harvard Divinity School à un service du Vendredi saint et a donné à la moitié d&rsquo;entre eux de la psilocybine et à l&rsquo;autre moitié de la niacine, une forme de vitamine B3, pour évaluer les effets de la psilocybine sur le psychisme humain. Bien que les personnes ayant reçu la psilocybine aient rapporté des expériences profondes, il y avait un défaut fatal : la différence entre le groupe de contrôle et le groupe test est devenue apparente dès que le groupe test a commencé à tripper, il n&rsquo;y avait donc pas de groupe de contrôle efficace.</p>



<p>Griffiths, en revanche, a créé une étude en double aveugle légitimement publiée dans Psychopharmacology en 2006. Il a recruté 36 volontaires en bonne santé qui participaient régulièrement à des activités spirituelles ou religieuses pour essayer de prouver, dans un cadre contrôlé, la capacité de la psilocybine à induire des expériences significatives et mystiques. Au cours de deux ou trois séances individuelles de huit heures, les participants ont pris soit une dose de psilocybine, soit un stimulant connu sous le nom de Ritalin, utilisé pour traiter le TDAH &#8211; et dont l&rsquo;effet est plus marqué que celui de la niacine. Ils ont ensuite reçu des lunettes de protection et des écouteurs diffusant de la musique classique et ont été invités à s&rsquo;allonger sur un canapé, tandis que les moniteurs de l&rsquo;étude restaient à proximité au cas où les participants en auraient besoin. L&rsquo;autre médicament leur a été administré lors de la séance suivante. Après 14 mois, plus de la moitié des participants ont déclaré que leur expérience de la psilocybine figurait « parmi les cinq expériences les plus significatives sur le plan personnel et sur le plan spirituel de leur vie ». Une seule dose a entraîné une augmentation durable du bien-être et de la satisfaction de la vie. Les résultats positifs et la conception rigoureuse de l&rsquo;étude de Griffiths ont contribué à obtenir un soutien pour des recherches supplémentaires sur les psychédéliques.</p>



<p>Depuis lors, la recherche sur les psychédéliques s&rsquo;est généralisée : des universités de tout le pays étudient les applications possibles pour lutter contre la toxicomanie, l&rsquo;anxiété liée aux diagnostics de cancer en phase terminale, la dépression et le syndrome de stress post-traumatique, et le sujet est devenu très populaire dans les médias les plus traditionnels.</p>



<p>Alors que les premières études sur les psychédéliques utilisaient principalement le LSD, les chercheurs privilégient aujourd&rsquo;hui la psilocybine &#8211; qui a des effets similaires mais une composition chimique différente &#8211; parce que son nom n&rsquo;est pas aussi stigmatisé. La MDMA, communément appelée molly ou ecstasy, fait également l&rsquo;objet de nombreuses études. Toutes deux sont encore illégales au niveau fédéral, bien que l&rsquo;opinion publique et les lois des États changent. Washington, D.C., et des villes du Colorado, de Californie, du Massachusetts, du Michigan et de l&rsquo;État de Washington ont tous dépénalisé la psilocybine, et les Oregoniens ont voté pour la dépénaliser à l&rsquo;échelle de l&rsquo;État et légaliser son utilisation par des thérapeutes spécialement autorisés lors des élections générales de 2020.</p>



<p>Lorsqu&rsquo;elle est ingérée, une dose de psilocybine &#8211; généralement entre 10 et 50 milligrammes &#8211; entraîne ce que l&rsquo;on appelle souvent un « trip » qui dure environ six heures. Au cours de cette période, les utilisateurs connaissent des changements d&rsquo;humeur, de pensée et de perception, ainsi que des hallucinations visuelles et auditives. Les gens ont souvent des expériences mystiques ou spirituelles et se sentent connectés à la nature, à l&rsquo;humanité et à l&rsquo;univers. Et bien que tout cela soit remarquable, comment et pourquoi aiderait-elle un homme blessé à marcher ?</p>



<p>On pense que la psilocybine est efficace pour favoriser la guérison car elle stimule la neuroplasticité, la capacité du cerveau à changer et à s&rsquo;adapter grâce à de nouvelles connexions neuronales, et la neurogenèse, la formation de nouveaux neurones. « La psilocybine augmente les neurotransmetteurs dans le cerveau, en rendant les neurones sains plus sensibles aux neurotransmetteurs circulants comme la sérotonine », explique Mark Wingertzahn, responsable scientifique de la société psychédélique Wesana Health. « Les changements dans la chimie du cerveau inversent l&rsquo;atrophie et augmentent la capacité des neurones à réparer rapidement les neurones endommagés, ce qui leur permet de commencer leur processus normal de signalisation ». On pense que les effets bénéfiques à plus long terme de la psilocybine sont liés à la régénération des neurones et des voies neuronales qui ont pu mourir. » Cela pourrait expliquer ce qui est arrivé à Harris &#8211; la psilocybine a réveillé la voie neuronale dormante entre son ischio-jambier et son cerveau.</p>



<p>Le 24 novembre 2014, Harris faisait du snowkite dans un champ à Punta Arenas, au Chili, aux côtés de deux amis, avec un arc-en-ciel au-dessus de la tête. Ils s&rsquo;entraînaient avec leurs cerfs-volants avant de se lancer dans une traversée de 350 miles à travers le champ de glace de Patagonie du Sud. Lorsqu&rsquo;une rafale de vent l&rsquo;a fait décoller et l&rsquo;a transporté à travers le champ, Harris s&rsquo;est senti inquiet, mais calme. Il est encore si bas qu&rsquo;il doit remonter ses genoux pour éviter de se coincer une cheville sur le terrain accidenté. Il a envisagé d&rsquo;essayer de redescendre de force, mais il n&rsquo;avait que des baskets, pas des skis, et il craignait de se péter un genou. Puis, avant qu&rsquo;il n&rsquo;ait eu le temps de réfléchir, le vent l&rsquo;a projeté sur le sol, lui brisant neuf vertèbres et le paralysant au milieu de la poitrine.</p>



<p>Harris est resté immobile dans un hôpital chilien pendant une semaine avant d&rsquo;être transporté par avion au centre médical de l&rsquo;université de Cincinnati, près de la ville où il a grandi. Là, les médecins lui ont fait une incision de 14 pouces dans le dos, ont décompressé ses vertèbres et en ont soudé cinq ensemble. Quelques jours plus tard, Harris a pu faire bouger l&rsquo;index de son pied droit &#8211; avec beaucoup d&rsquo;efforts. Trois semaines plus tard, il pouvait engager son quadriceps et soulever sa jambe de quelques centimètres. Début janvier, il a quitté son chirurgien, qui voulait le garder immobile pendant plusieurs mois encore, pour l&rsquo;hôpital Craig à Denver, un établissement consacré aux lésions de la moelle épinière et du cerveau, où les médecins lui ont recommandé de bouger autant qu&rsquo;il pouvait le tolérer. Les cinq mois qu&rsquo;il a passés à Craig ont été presque entièrement consacrés à la thérapie physique et à l&rsquo;exercice. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;est rendu au festival de musique en juillet, sept mois après l&rsquo;accident, il avait parcouru un chemin remarquable, passant de la paralysie à la mobilité avec l&rsquo;aide d&rsquo;un déambulateur.</p>



<p>Pourtant, Harris ne parvenait pas à réveiller son ischio-jambier droit. Il avait passé des heures à se concentrer sur ce muscle en particulier, car dans son esprit, c&rsquo;était la seule chose qui l&#8217;empêchait de marcher normalement. Assis, les yeux fermés, il tapotait le muscle et s&rsquo;imaginait l&rsquo;activer. Il pensait pouvoir ressentir quelque chose, peut-être, mais cela ne se traduisait pas par un mouvement. Pour y parvenir, il avait besoin de psilocybine.</p>



<p>Une seule étude a évalué le lien entre les psychédéliques et les lésions de la moelle épinière. Au début des années 2000, le chercheur Victor Arvanian a dirigé une équipe de l&rsquo;université de Stony Brook qui a administré à des rats paralysés une combinaison de LSD et de neurotrophine-3, une protéine qui favorise la croissance de nouveaux neurones à partir de cellules souches. Les rats ayant reçu les deux substances ont récupéré beaucoup plus rapidement que les groupes témoins qui avaient reçu une seule substance ou rien du tout. Ces résultats sont importants dans le domaine des lésions de la moelle épinière, où les progrès sont notoirement lents, mais le département d&rsquo;Arvanian a décidé de ne plus utiliser le LSD dans ses expériences.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, deux études différentes évaluent l&rsquo;impact de la psilocybine sur les personnes souffrant de lésions cérébrales traumatiques (LCT) : un groupe de l&rsquo;université de Miami et un autre de l&rsquo;Imperial College London, en collaboration avec l&rsquo;organisation à but non lucratif Heroic Hearts. Dans les deux cas, les chercheurs étudient les lésions cérébrales traumatiques qui coïncident avec le syndrome de stress post-traumatique, lequel a déjà été étudié en relation avec les psychédéliques, ce qui facilite l&rsquo;approbation de ces études. Alors que le TBI résulte d&rsquo;un traumatisme physique et que le TSPT fait référence à des problèmes psychologiques persistants dus au fait d&rsquo;avoir été témoin d&rsquo;un événement traumatique, ils présentent des symptômes physiques et émotionnels communs comme la fatigue, l&rsquo;irritabilité et l&rsquo;anxiété.</p>



<p>Les méthodologies des deux études sont sensiblement différentes. Michael Hoffer, chercheur principal de l&rsquo;étude menée à l&rsquo;université de Miami, a conçu une étude portant sur des microdoses de psilocybine associées à du CBD (un dérivé de cannabinoïde). À Heroic Hearts, le protocole de Grace Blest-Hopley prévoit deux grosses doses de psilocybine sur une semaine. Cette différence est importante car les scientifiques ignorent encore beaucoup de choses sur le fonctionnement de la psilocybine, notamment des éléments apparemment fondamentaux comme le dosage. « Une microdose n&rsquo;est-elle qu&rsquo;une étape dans l&rsquo;échelle des effets psychédéliques, ou une microdose a-t-elle un effet et une dose psychédélique un autre effet ? demande Hoffer. « Personne ne le sait. »</p>



<p>De nouvelles études montrent que les psychédéliques peuvent être anti-inflammatoires sans les effets secondaires négatifs d&rsquo;autres médicaments anti-inflammatoires. L&rsquo;inflammation chronique associée au traumatisme crânien étant un obstacle connu à la guérison, la capacité de la psilocybine à réduire l&rsquo;inflammation et à favoriser la guérison elle-même est potentiellement révolutionnaire. « La psilocybine produit un effet qui permet à la guérison de se produire de manière organique », explique M. Hoffer.</p>



<p>Les études sur les TBI sont pertinentes pour les lésions de la moelle épinière car les deux blessures sont remarquablement similaires. Les chercheurs peuvent s&rsquo;appuyer sur les données recueillies sur les TBI et les psychédéliques pour convaincre les chercheurs de chercher à financer des études sur la colonne vertébrale. Mais Evan Lewis, neurologue et vice-président de la neurologie chez Numinus, une société canadienne de recherche sur les psychédéliques, m&rsquo;a dit qu&rsquo;ils ne devraient pas avoir à le faire. « Les cellules du cerveau sont les mêmes que celles de la moelle épinière », dit-il.</p>



<p>En général, les mondes physique et psychologique ne sont pas aussi séparés que nous aimons le penser, m&rsquo;a dit Nolan Williams, professeur de psychiatrie et de sciences du comportement à Stanford. « Si j&rsquo;ai un accident vasculaire cérébral dans le circuit qui est impliqué dans la régulation émotionnelle, je vais avoir une dépression. Si j&rsquo;ai un AVC dans le système qui est impliqué dans la régulation motrice, je vais avoir une paralysie », explique-t-il. « Mais dans les deux cas, il s&rsquo;agit d&rsquo;une aberration physique. L&rsquo;idée est que les psychédéliques semblent affecter la nature de la façon dont les circuits fonctionnent, aussi bien dans les circuits de régulation de l&rsquo;humeur émotionnelle que dans les circuits moteurs. »</p>



<p>Après l&rsquo;opération, Harris, comme la plupart des patients souffrant de lésions de la moelle épinière, a suivi un protocole de récupération consistant principalement en une thérapie physique. C&rsquo;est actuellement le meilleur traitement dont disposent les médecins. Evan Lewis m&rsquo;a dit que la thérapie physique a plus de points communs avec les psychédéliques qu&rsquo;on ne pourrait le croire. « Ils sont identiques », dit-il : la kinésithérapie utilise des mouvements répétitifs pour reconstruire les voies neuronales endommagées et en créer de nouvelles, ce qui peut augmenter la neuroplasticité et la neurogenèse, tout comme les psychédéliques.</p>



<p>Si les psychédéliques peuvent faciliter la guérison physique, ces substances ne sont pas exemptes de complications. Des doses élevées peuvent entraîner des spasmes musculaires chez les personnes souffrant de lésions de la moelle épinière. Selon M. Lewis, il s&rsquo;agit d&rsquo;un problème bien connu, bien qu&rsquo;aucune étude officielle ne l&rsquo;ait évalué.</p>



<p>Pour certains, les spasmes durent si longtemps et sont si douloureux et désorientants qu&rsquo;ils peuvent être psychologiquement nuisibles ; pour d&rsquo;autres, ils sont gérables. Jesi Stracham, une assistante orthodontique de 29 ans basée à Iron Station, en Caroline du Nord, a été paralysée à partir de la taille dans un accident de moto en 2015. Ses spasmes sont si intenses lorsqu&rsquo;elle prend de la psilocybine que ses jambes semblent courir dans sa chaise. Mais, m&rsquo;a-t-elle dit, la perte du contrôle de la vessie et l&rsquo;image surréaliste de ses jambes bougeant toutes seules ne suffisent pas à l&#8217;empêcher de consommer de la psilocybine quelques fois par an. Elle n&rsquo;a pas constaté d&rsquo;amélioration notable de ses symptômes physiques, mais les bienfaits sur la santé mentale valent la peine d&rsquo;en supporter l&rsquo;inconfort.</p>



<p>Au cours de ses expériences psychédéliques, Harris aime imaginer que les spasmes sont dus au fait que le cerveau remappe les zones coupées, une idée qui semble correspondre à son expérience. Lewis, cependant, explique que le remappage est un vœu pieux, puisque les spasmes se produisent au niveau local des nerfs et de la moelle épinière. Lorsque votre médecin teste vos réflexes en frappant juste en dessous du genou et que votre jambe donne un coup de pied, dit-il, le seul rôle que joue le cerveau est de dire à la jambe de se détendre à nouveau. « Les spasmes sont des réflexes accrus, parce que nous avons perdu l&rsquo;influence du cerveau », explique-t-il.</p>



<p>Pourtant, si l&rsquo;on considère les travaux issus de l&rsquo;essai E-STAND de l&rsquo;université du Minnesota, les chercheurs implantent chirurgicalement un dispositif de stimulation électrique au point de paralysie, créant ainsi un spasme localisé. Certains patients, même ceux dont l&rsquo;accident s&rsquo;est produit il y a des années, sont capables de donner un coup de pied à leur jambe sur commande dès le lendemain de l&rsquo;implantation. Et certains patients qui reçoivent une stimulation régulière pendant six mois sont capables de bouger leurs jambes même lorsque l&rsquo;appareil est éteint. Cela ne mènera pas à la marche, a expliqué David Darrow, le chercheur principal, car les patients n&rsquo;ont toujours pas de sensation. Mais quelque chose de remarquable est en train de se produire. « C&rsquo;est encore grossier &#8211; ils ne peuvent toujours pas sentir &#8211; mais nous commençons à voir un effet neuroplastique à plus long terme », dit-il.</p>



<p>Darrow pense que la stimulation électrique renforce les quelques voies restantes dans la moelle épinière endommagée. Cela ramène les circuits réflexes en conversation avec le cerveau, ce qui pourrait être interprété comme un remodelage des zones coupées.</p>



<p>Harris n&rsquo;est pas le seul à expérimenter sur lui-même en attendant que la recherche publique rattrape son retard. Après que l&rsquo;ancien joueur de la Ligue nationale de hockey Daniel Carcillo ait trouvé un soulagement des lésions cérébrales avec la psilocybine en 2019, il a lancé Wesana Health, une entreprise psychédélique qui, espère-t-il, aidera à apporter la psilocybine à d&rsquo;autres personnes.</p>



<p>Au cours d&rsquo;une carrière de hockey professionnel de dix ans (avec deux victoires de la Coupe Stanley), Carcillo a subi sept commotions cérébrales confirmées. En 2012, il a commencé à ressentir les symptômes d&rsquo;une lésion cérébrale traumatique grave, notamment des troubles de l&rsquo;élocution, une sensibilité à la lumière, une dépression et un désir d&rsquo;isolement. Lorsque sa femme a donné naissance à leur premier enfant la même année et que Carcillo a été rongé par des pensées suicidaires, il a su que quelque chose devait changer. Les scanners cérébraux ont révélé des zones gravement endommagées. Le taux de testostérone du jeune homme, alors âgé de 27 ans, était étonnamment bas, se rapprochant des valeurs typiques d&rsquo;une personne de 72 ans, et son taux de cortisol était trois fois plus élevé que la normale pour son âge. Il a essayé tous les traitements qu&rsquo;il a pu trouver, mais rien n&rsquo;a aidé.</p>



<p>Puis, en 2019, un ancien coéquipier l&rsquo;a invité à une cérémonie de psilocybine dans la ferme d&rsquo;un biochimiste (Carcillo ne veut pas divulguer plus d&rsquo;informations sur le lieu ou le biochimiste). Il a pris une forte dose &#8211; 5,6 grammes &#8211; et a fait un voyage émotionnellement transformateur au cours duquel il a affronté sa relation avec sa santé.</p>



<p>Les suites de ce voyage sont étonnantes : il peut sortir sans lunettes de soleil, parler sans bafouiller et souhaite retrouver immédiatement sa famille. Mais, dit-il, « j&rsquo;en savais assez pour savoir que rien ne se règle en cinq heures. Il faut un protocole durable. » Il a donc travaillé avec le biochimiste pour créer un régime de CBD et de psilocybine à forte et faible dose.</p>



<p>Six mois plus tard, son scanner régulier a montré à Carcillo ce qu&rsquo;il savait déjà être vrai : ses scans cérébraux et ses niveaux de cortisol étaient revenus à la normale. Il a suivi ce programme depuis lors, ne s&rsquo;écartant que pour expérimenter la fréquence des grands voyages psychédéliques et le calendrier de microdosage et de CBD entre les deux. En 2020, il a lancé Wesana Health.</p>



<p>Sans surprise, les entreprises psychédéliques poussent comme des mauvaises herbes. George Greer, directeur de l&rsquo;Institut Heffter, qui est responsable du financement d&rsquo;une grande partie de la recherche actuelle sur la psilocybine, m&rsquo;a dit que ce monde de développement pour le capital-risque est un peu comme le Far West. Certaines des organisations les plus importantes qui travaillent pour soutenir l&rsquo;utilisation thérapeutique des psychédéliques, comme l&rsquo;Association multidisciplinaire pour les études psychédéliques et l&rsquo;Institut Usona, sont des organisations à but non lucratif, mais beaucoup d&rsquo;entrepreneurs sont intéressés à faire des profits avec les psychédéliques. Greer pense qu&rsquo;essayer de faire de l&rsquo;argent avec les psychédéliques n&rsquo;est pas pratique, parce que les brevets pour des drogues comme la MDMA sont maintenant dans le domaine public et que les substances naturelles comme la psilocybine ne peuvent pas être brevetées.</p>



<p>Mais cela n&#8217;empêche pas des gens comme Carcillo d&rsquo;essayer de breveter de nouveaux composés et modes de production ou de modifier des composés existants. Avec Wesana Health, il vise à introduire le même régime qui l&rsquo;a aidé &#8211; dont il garde le secret &#8211; pour les autres. La société a réalisé une expérience sur des animaux et a prévu une réunion avec la FDA. Carcillo est sensible à l&rsquo;aspect lucratif de sa société, expliquant qu&rsquo;il y voit le meilleur moyen de mettre ces médicaments à la disposition des gens le plus rapidement possible.</p>



<p>Les lois adoptées au cours des prochaines années détermineront dans une large mesure la manière dont les gens accèdent aux psychédéliques. M. Harris a récemment rejoint une équipe qui milite pour une légalisation totale à Aspen, dans le Colorado, à une trentaine de kilomètres de son domicile de Carbondale. Une initiative de vote au Colorado, qui sera soumise aux élections de novembre, la proposition 122, ou Natural Health Medicine Act, décriminaliserait l&rsquo;utilisation personnelle et la possession de certaines plantes et champignons psychédéliques et offrirait aux cliniciens une voie légale pour les utiliser. Cela permettrait aux gens d&rsquo;utiliser ces substances à des fins récréatives et médicales.</p>



<p>Avant sa blessure, Harris n&rsquo;était pas un psycho-naute. Il avait pris de la psilocybine quelques fois avec des amis, mais le récit que Tom Wolfe avait fait des frasques psychédéliques de Ken Kesey et des Merry Pranksters dans The Electric Kool-Aid Acid Test lui avait fait fuir le LSD. Il associait la MDMA à la culture des rave-parties du Midwest. « J&rsquo;ai été témoin des effets néfastes de ces substances sur les gens, alors je les ai longtemps tenues à distance », dit-il. « Mon accident a précipité mon intérêt et mon ouverture d&rsquo;esprit pour les substances psychédéliques. »</p>



<p>Pendant un certain temps après le festival de musique, Harris a concentré son intérêt pour les psychédéliques sur la guérison physique. « J&rsquo;ai été en mesure de botter le cul de la dépression pendant quelques années, ce qui a probablement contribué à mon rétablissement, car il semble que beaucoup de patients blessés à la colonne vertébrale sont rapidement entraînés dans une dépression de niveau clinique », m&rsquo;a-t-il dit. « Pour une raison quelconque, j&rsquo;avais un certain sens du but dans mon rétablissement, et cela m&rsquo;a permis de dépenser une énorme quantité de temps, d&rsquo;efforts et de motivation pour continuer à travailler vraiment dur en thérapie physique. »</p>



<p>Mais à la mi-2017, la dépression est arrivée pour lui. Sa petite amie l&rsquo;a largué, son chien est mort, il a été licencié de son emploi au festival du film 5Point, et il a dépassé l&rsquo;anniversaire de ses deux ans de blessure &#8211; le moment où, selon la plupart des experts, la récupération plafonne. Puis, deux fois dans la même journée, des amis distincts lui ont recommandé d&rsquo;essayer l&rsquo;ayahuasca, une mixture sud-américaine utilisée à l&rsquo;origine par les communautés indigènes à des fins cérémonielles. Il contient une version naturelle des premiers antidépresseurs mis au point, les IMAO (inhibiteurs de la monoamine oxydase), et le psychédélique DMT (diméthyltryptamine).</p>



<p>Contrairement à d&rsquo;autres psychédéliques, peu de gens pensent que l&rsquo;ayahuasca est récréative ou amusante. On en parle plus souvent comme d&rsquo;une expérience difficile, importante et profonde. C&rsquo;était exactement l&rsquo;expérience émotionnelle dont Harris avait besoin. Il avait essayé les antidépresseurs, mais il a constaté qu&rsquo;ils n&rsquo;aidaient pas. « Ils ne semblaient pas être une bonne solution aux problèmes sous-jacents. Les psychédéliques, le fait d&rsquo;être en communauté, de penser, de réfléchir et de parler des choses me semblent beaucoup plus utiles », dit-il.</p>



<p>Depuis lors, Harris a adopté un calendrier approximatif de deux voyages à forte dose par an et de deux à quatre voyages à dose modérée par an, qui, selon lui, favorisent sa guérison émotionnelle et physique. Pour lui, les doses modérées &#8211; suffisantes pour intensifier la perception sans l&rsquo;épuiser &#8211; renforcent la connexion entre le corps et l&rsquo;esprit, ce qui lui permet de faire une promenade à vélo, de se concentrer sur ses muscles et de faire des micro-réglages qui favorisent sa thérapie physique.</p>



<p>À Carbondale, Harris passe son temps à faire de l&rsquo;art sur bois, à être entraîneur chez Ripple Effect Training, à travailler en freelance dans le domaine de la communication pour quelques petits clients et à sortir avec les gens qu&rsquo;il aime. Il veut continuer à évoluer vers une meilleure version de lui-même, plus proche des autres et de son propre corps.</p>



<p>Il a toujours parlé de son rétablissement. Depuis son séjour à l&rsquo;hôpital au Chili, il s&rsquo;est auto-documenté et a permis aux autres de documenter ses progrès. Mais ce n&rsquo;est que récemment qu&rsquo;il a commencé à partager le côté psychédélique de son rétablissement et de sa vie. Alors que les psychédéliques sont de plus en plus répandus et que la recherche sur ce sujet est légitimée, il estime qu&rsquo;il est important de faire part de son expérience et de plaider pour un avenir auquel il croit.</p>



<p>Jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;Université de Miami et l&rsquo;Imperial College London publient les résultats de leurs études, la meilleure preuve que nous ayons est l&rsquo;histoire de personnes comme Harris et Carcillo, qui ont tous deux subi des blessures qui ont entraîné des dommages physiques et émotionnels entremêlés. La psilocybine a contribué à guérir à la fois leur esprit et leur corps, ce qui leur a permis de s&rsquo;investir plus profondément dans leur rétablissement quotidien. Leurs voyages psychédéliques sont quelque chose à laquelle ils reviennent et sur laquelle ils s&rsquo;appuient encore et encore. Comme le dit Harris : « Les psychédéliques sont à la fois le chemin et ne font qu&rsquo;indiquer le chemin. »</p>



<p>Source: <a href="https://www.outsideonline.com/outdoor-adventure/exploration-survival/psychedelics-research-paralysis-treatment-jim-harris/">https://www.outsideonline.com/outdoor-adventure/exploration-survival/psychedelics-research-paralysis-treatment-jim-harris/</a></p>
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		<title>La saison des champignons</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2022 18:17:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis deux ou trois ans, j’assiste de près et de loin au «&#160;shroom boom&#160;», la renaissance des champignons psychédéliques, mieux connus dans le milieu médical ou psychiatrique sous le nom de psilocybine, sa substance active. Des connaissances, collègues et amis de tous les âges, de 18 à 70&#160;ans, s’administrent en micro ou macrodoses du «&#160;mush&#160;»&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis deux ou trois ans, j’assiste de près et de loin au «&nbsp;<em>shroom boom</em>&nbsp;», la renaissance des champignons psychédéliques, mieux connus dans le milieu médical ou psychiatrique sous le nom de psilocybine, sa substance active. Des connaissances, collègues et amis de tous les âges, de 18 à 70&nbsp;ans, s’administrent en micro ou macrodoses du «&nbsp;<em>mush</em>&nbsp;» pour calmer leur anxiété, venir à bout de leur dépression, de leur mélancolie ou de leur stress post-traumatique, quand ce n’est pas pour propulser leur créativité ou leur productivité. «&nbsp;Tout le bottin de l’UDA microdose en ce moment, blague une amie proche du milieu. C’est devenu la <em>coke</em> des années 2020&nbsp;!&nbsp;»</p>



<p>Là où le <a href="https://www.ledevoir.com/cannabis-marijuana?utm_source=recirculation&amp;utm_medium=hyperlien&amp;utm_campaign=corps_texte">cannabis</a> et l’alcool ont échoué, là où les antidépresseurs n’ont pas été plus efficaces qu’un placebo (selon les études, pour des états dépressifs de légers à modérés), les psychédéliques ont pris le relais pour certains.</p>



<p>Prescrite par le D<sup>r</sup>&nbsp;Web à des volontaires curieux, la médecine ancestrale testée sur des générations d’adeptes était utilisée par les Autochtones des millénaires avant le Prozac ou le Paxil. La psychiatrie multipliait déjà les études cliniques dans les années&nbsp;1950 — avec un certain succès —, mais fut stoppée brutalement dans son élan par le président Nixon en&nbsp;1970. Terminé, le festival du grand élan de fraternité cosmique et des visions en kaléidoscope. Faites la guerre du Vietnam, pas l’amour. La dissolution de l’ego, ce sera pour une autre fois.</p>



<p>Si l’usage de la psilocybine est permis au Canada dans le cadre de thérapies assistées depuis cette année (l’usage fut annulé sous Harper), le cadre dans lequel les gens essaient la psilo est beaucoup plus vaste et peut même aider, selon certaines études, à éliminer la dépendance à l’alcool et à la cigarette. Ça semble trop beau pour être vrai.</p>



<p>«&nbsp;Si tu traites de ce sujet dans ta chronique, c’est que tu en as déjà pris&nbsp;», m’a fait remarquer avec un sourire en coin un ami trentenaire. En effet, mais à des fins de recherche littéraire seulement et sous supervision médicale avec deux médecins, un shaman et une sage-femme, tous vaccinés.</p>



<p>Lire une recette de confiture de prunes et goûter à mes confitures de prunes est une expérience totalement différente. Certaines sensations se traduisent difficilement en mots, comme l’impression de faire «&nbsp;un&nbsp;» avec l’univers.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-societes-pas-du-tout-secretes">Sociétés pas du tout secrètes</h2>



<p>Le 22&nbsp;septembre dernier, la Société psychédélique de Montréal organisait une journée de conférences sur la psilocybine. Étienne Billard, son directeur, est chercheur postdoctoral en pharmacologie à l’Université McGill. Il s’intéresse aux effets des psychédéliques (le LSD aussi) sur les neurones&nbsp;: «&nbsp;Nous souhaitons que la psilocybine soit légale et accessible, que les usagers ne soient pas des criminels et puissent recevoir une éducation à ce sujet. Il n’y a pas de dépendance associée au LSD et à la psilocybine.&nbsp;»</p>



<p>Le scientifique de 32 ans s’intéresse aux drogues depuis l’âge de 12 ans et en a fait son champ de recherche. « Cela fait une vingtaine d’années qu’il y a un renouveau dans la recherche scientifique à ce sujet pour l’anxiété et la dépression. Par contre, il n’y a pas d’efficacité prouvée pour le microdosage. Il y a certainement un effet de mode actuellement. Il faudrait davantage de recherches. Les compagnies pharmaceutiques sont déjà sur le coup. C’est une course pour un composé synthétique brevetable sans l’effet hallucinogène. Pour nous, il est important que la psilocybine ne soit pas un modèle qui demeure uniquement entre les mains des psychiatres. »</p>



<p>Commenter sur-le-champ et définir en mots une situation émouvante ou un état cénesthésique complexe, c’est se mettre en travers de ce qu’on ressent. C’est s’en éloigner.&nbsp;<strong>— Henri Michaux, poète, «La psilocybine», 1960</strong></p>



<p>N’ayant pas de médecin de famille, Marc, un jeune professionnel de 29&nbsp;ans, a tenté de traiter une dépression modérée autodiagnostiquée durant la pandémie à l’aide des psychédéliques. Il a essayé la psilocybine en microdoses et deux fois en macro durant quelques mois. Il a préféré le LSD à la psilocybine. «&nbsp;Le <em>mush,</em> c’est plus intérieur, ça augmente l’introspection, note-t-il. J’étais plus conscient des gens, de mon environnement. Ça m’a aidé à prendre conscience de certaines choses, mais ça ne fait pas le travail à ta place.&nbsp;» Marc avait lu le livre <em>Voyage aux confins de l’esprit,</em> du journaliste Michael Pollan, et regardé le documentaire <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=bxABOiay6oA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fantastic Fungi </a></em>sur Netflix. «&nbsp;Ces expériences avec les psychédéliques m’ont apporté une nouvelle perception du monde, j’ai appris sur moi. Ça fait grandir comme personne. Ça ne crée pas de dépendance, mais lorsque je microdosais, j’en prenais tous les trois jours et j’avais hâte de retrouver cet état plus perceptif…&nbsp;» Il n’a eu aucun mal à arrêter depuis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-revolution-normale">Une révolution normale</h2>



<p>Pour l’anthropologue médicale Jessica Cadoch, cette révolution attendue par bien des usagers n’est pas une surprise. La Montréalaise de 28&nbsp;ans a étudié à l’Université McGill et s’est établie à Denver, aux États-Unis, depuis deux ans à titre de consultante éthique pour des compagnies qui promeuvent l’usage thérapeutique des psychédéliques. Selon elle, les législations changent doucement vers la légalisation, me dit-elle en visioconférence depuis le Colorado.</p>



<p>«&nbsp;Plusieurs villes ont décriminalisé l’usage de la psilocybine aux États-Unis, comme Denver, Washington, Seattle, et l’État de l’Oregon l’a même légalisé pour l’usage thérapeutique. Nous ne serons plus au même endroit dans 15&nbsp;ans, ce sera une autre mentalité.&nbsp;»</p>



<p>Par contre, Jessica se méfie de ce qu’en fera le Big Pharma. « Tu ne peux pas breveter la psilocybine. C’est un marché potentiel, et nous sommes dans un marché capitaliste. Les communautés doivent s’organiser pour qu’il n’y ait pas qu’un seul modèle. La psilocybine, ce n’est pas comme l’alcool : il n’y a pas de dose létale. Le “<em>set and settings</em>”, l’état mental et l’environnement dans lequel tu en prends, sont importants. Si on a un historique de psychose, il faut faire attention. Ça peut arriver. Mais il y a des risques aussi à faire de l’escalade ou à prendre des médicaments. »</p>



<p>J’ai davantage appris sur le cerveau et ses possibilités pendant les cinq heures qui ont suivi la prise du champignon que pendant mes quinzeannées d’études et de recherches&nbsp;<strong>— Timothy Leary, psychologue à Harvard, 1965</strong></p>



<p>L’anthropologue médicale voit dans ces thérapies sous influence, qui parfois guérissent les gens en une seule séance, une avenue prometteuse&nbsp;: «&nbsp;Nous souffrons tous. Nous avons tous besoin d’aide. Notre système actuel en santé mentale n’a pas le succès escompté. Les antidépresseurs qu’on doit prendre à vie n’offrent qu’un Band-Aid.&nbsp;»</p>



<p>La menace psychédélique est-elle médicale ou plutôt culturelle, politique et économique&nbsp;? Telle est peut-être la question.</p>



<p>Conseil d’usage : Consultez un médecin avant de vous administrer des substances illégales et de vous autodiagnostiquer une maladie mentale. Namasté.</p>



<p></p>



<p>Source: <a href="https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/766103/chronique-la-saison-des-champignons">https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/766103/chronique-la-saison-des-champignons</a></p>
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		<title>La psilocybine améliore rapidement les symptômes de la dépression dans un essai clinique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2022 19:48:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Columbia Psychiatry figure parmi les principaux investigateurs de l&#8217;étude de la société biotechnologique Compass Pathways portant sur plus de 200 patients.Dans une étude innovante, une dose unique de psilocybine, associée à un soutien psychologique, a généré une réponse rapide et une réduction significative des symptômes dépressifs qui a duré jusqu&#8217;à 12 semaines. Compass Pathways, a&#8230;</p>
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<p>Columbia Psychiatry figure parmi les principaux investigateurs de l&rsquo;étude de la société biotechnologique Compass Pathways portant sur plus de 200 patients.<br>Dans une étude innovante, une dose unique de psilocybine, associée à un soutien psychologique, a généré une réponse rapide et une réduction significative des symptômes dépressifs qui a duré jusqu&rsquo;à 12 semaines.</p>



<p>Compass Pathways, a annoncé que le COMP360 &#8211; un composé psychédélique présent dans les champignons magiques &#8211; s&rsquo;est avéré prometteur dans le traitement de la dépression résistante au traitement lors d&rsquo;un essai clinique de phase 2.</p>



<p>La société de biotechnologie basée à Londres a collaboré à l&rsquo;étude avec plusieurs sites, dont l&rsquo;université de Columbia et l&rsquo;Institut psychiatrique de l&rsquo;État de New York.</p>



<p>« Nous avons maintenant la preuve, grâce à un vaste essai bien conçu, que la psilocybine peut être efficace pour les personnes souffrant d&rsquo;un trouble dépressif majeur résistant au traitement, une condition courante et dévastatrice », a déclaré David J. Hellerstein, MD, professeur de psychiatrie clinique et chercheur principal de l&rsquo;essai de Columbia. « Ces résultats suggèrent que le traitement par psilocybine COMP360 pourrait jouer un rôle majeur dans les soins psychiatriques, s&rsquo;il est approuvé. »</p>



<p>L&rsquo;étude, qui n&rsquo;a pas encore été publiée dans une revue à comité de lecture, est la plus importante à ce jour utilisant la psilocybine pour traiter la dépression chez les personnes qui ne sont pas aidées par les thérapies existantes. On estime qu&rsquo;un tiers des patients gravement déprimés souffrent de dépression résistante au traitement.</p>



<p>Pour mener à bien cette recherche, les chercheurs ont randomisé 233 patients pour qu&rsquo;ils reçoivent une dose unique de l&rsquo;une des trois doses de COMP360 &#8211; 25 mg, 10 mg et 1 mg, une dose qui était essentiellement un placebo &#8211; en conjonction avec le soutien de thérapeutes formés pour guider les personnes dans les traitements assistés par les psychédéliques. Tous les participants avaient cessé de prendre des antidépresseurs avant l&rsquo;étude.</p>



<p>L&rsquo;étude a révélé que les participants auxquels on avait administré la dose la plus élevée de psilocybine présentaient la plus forte diminution des symptômes dépressifs. Ils ont signalé une rémission rapide après trois semaines, qui s&rsquo;est maintenue après trois mois. En plus de démontrer l&rsquo;efficacité de la dose la plus élevée, l&rsquo;étude a montré que la dose la plus faible (10 mg) n&rsquo;était pas efficace.</p>



<p>Vingt-quatre participants se sont retirés de l&rsquo;essai et certains ont subi des effets indésirables. Compass a indiqué que 90 % de ces effets étaient légers ou modérés, le plus souvent des maux de tête, des nausées, de la fatigue et de l&rsquo;insomnie. Douze patients ont signalé des effets graves, comme des idées de comportement suicidaire, plus fréquentes chez les personnes souffrant de dépression résistante au traitement.</p>



<p>Hellerstein a déclaré que l&rsquo;étude affine considérablement notre compréhension de la dose active requise de psilocybine dans le traitement de la dépression, ce qui constitue une étape essentielle pour atteindre la prochaine phrase de recherche.</p>



<p>« Il s&rsquo;agit de la première étude sur les psychédéliques à évaluer rigoureusement les taux d&rsquo;effets indésirables et d&rsquo;effets indésirables graves, qui sont extrêmement préoccupants lors de l&rsquo;utilisation de cette classe puissante de médicaments chez les patients souffrant de troubles graves », a déclaré le Dr Hellerstein. « La compréhension de ces risques est essentielle pour progresser vers l&rsquo;approbation de la FDA et peut permettre aux cliniciens de développer des stratégies pour gérer les risques afin d&rsquo;optimiser les résultats. »</p>



<p>La société travaille au démarrage d&rsquo;un essai de phase 3 de COMP360 à la mi-2022.</p>



<p><strong>Carla Cantor</strong></p>



<p>Source : <a href="https://www.columbiapsychiatry.org/news/psilocybin-found-rapidly-improve-depressive-symptoms-clinical-trial">https://www.columbiapsychiatry.org/news/psilocybin-found-rapidly-improve-depressive-symptoms-clinical-trial</a></p>
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		<title>Une nouvelle étude montre les avantages du microdosage de psilocybine</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Jul 2022 22:34:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle étude vient s&#8217;ajouter au nombre croissant de preuves de l&#8217;utilité des psychédéliques dans le traitement des troubles mentaux. L&#8217;étude, réalisée à l&#8217;Université de Colombie-Britannique, porte sur le potentiel thérapeutique du microdosage de psilocybine, ou « champignons magiques ». Selon un communiqué de presse de Quantified Citizen, les principales conclusions sont que le microdosage de psilocybine&#8230;</p>
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<p>Une nouvelle étude vient s&rsquo;ajouter au nombre croissant de preuves de l&rsquo;utilité des psychédéliques dans le traitement des troubles mentaux.</p>



<p>L&rsquo;étude, réalisée à l&rsquo;Université de Colombie-Britannique, porte sur le potentiel thérapeutique du microdosage de psilocybine, ou « champignons magiques ».</p>



<p>Selon un communiqué de presse de Quantified Citizen, les principales conclusions sont que le microdosage de psilocybine est une aubaine pour l&rsquo;humeur et la santé mentale et pourrait avoir une importance particulière pour les personnes de plus de 55 ans.</p>



<p>Les résultats de l&rsquo;étude ont été publiés dans nature.com</p>



<p>La recherche a montré que les personnes qui ont pris des microdoses de psilocybine pendant 30 jours ont montré de plus grandes améliorations de l&rsquo;humeur, de la santé mentale et des capacités psychomotrices que celles qui n&rsquo;ont pas pris de microdoses.</p>



<p>Une constatation spécifique aux personnes de plus de 55 ans a été faite : le microdosage était associé à une plus grande amélioration des performances psychomotrices, par rapport aux non-microdosers.</p>



<p>Ces améliorations étaient plus importantes lorsque la psilocybine était associée à la crinière de lion (un type de champignon censé stimuler les fonctions mentales) et à la niacine (vitamine B3), plutôt qu&rsquo;à la psilocybine seule.</p>



<p>L&rsquo;étude a suivi 953 personnes prenant régulièrement de petites quantités de psilocybine et un second groupe de 180 personnes qui ne prenaient pas de microdoses.</p>



<p>Neuroscience news rapporte qu&rsquo;au cours de l&rsquo;étude de 30 jours, les participants ont rempli plusieurs évaluations sur l&rsquo;humeur, la santé mentale et la cognition.</p>



<p>Ceux qui prenaient des microdoses ont constaté des améliorations plus importantes dans tous ces domaines que ceux qui ne prenaient pas de microdoses.</p>



<p>Parmi les microdoseurs qui ont exprimé des préoccupations en matière de santé mentale, les scores de dépression, d&rsquo;anxiété et de stress ont diminué après 30 jours ; les microdoseurs ont également montré une plus grande augmentation de l&rsquo;humeur positive et une plus grande diminution de l&rsquo;humeur négative au bout de 30 jours, par rapport à ceux qui ne prenaient pas de microdose.</p>



<p>L&rsquo;étude a été menée par le Dr Zach Walsh et l&rsquo;étudiant en doctorat Joseph Rootman de l&rsquo;Université de Colombie-Britannique Okanagan. Il s&rsquo;agit de la dernière étude du projet Microdose.me, une étude mondiale de microdosage mobile à laquelle participent 84 pays et 19 000 personnes.</p>



<p>Les personnes intéressées peuvent télécharger l&rsquo;application Quantified Citizen pour y prendre part.</p>



<p>Comme l&rsquo;a déclaré le Dr Walsh à Neuroscience News, « nos résultats concernant l&rsquo;amélioration de l&rsquo;humeur et la réduction des symptômes de dépression, d&rsquo;anxiété et de stress s&rsquo;ajoutent à la conversation croissante sur le potentiel thérapeutique du microdosage. »</p>



<p>On pense qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la plus grande étude longitudinale de ce type à ce jour sur le microdosage de psilocybine, et l&rsquo;une des rares études à engager un groupe de contrôle.</p>



<p>L&rsquo;étude a noté qu&rsquo;il y avait des améliorations associées dans la capacité psychomotrice parmi les microdoseurs de stacking, par rapport à ceux qui utilisent seulement la psilocybine.</p>



<p>Parmi les tests de cognition figurait le test de la capacité psychomotrice par tapotement du doigt effectué sur un smartphone, le même test utilisé pour prédire les troubles neurodégénératifs tels que la maladie de Parkinson.</p>



<p>Dans ce test, l&rsquo;association de psilocybine, de crinière de lion (HE) et de B3 s&rsquo;est avérée particulièrement efficace pour les participants âgés.</p>



<p>Les adultes de plus de 55 ans qui ont pris des microdoses de champignons à psilocybine &#8211; plus HE et B3 &#8211; ont montré les plus fortes augmentations (environ 40 %) du nombre total de tapotements après environ un mois, par rapport aux non-microdoseurs et à ceux qui ont pris des microdoses de psilocybine seule.</p>



<p>L&rsquo;article indique clairement, cependant, que bien que ces résultats puissent être décrits comme suggestifs, « ils ajoutent néanmoins une crédibilité préliminaire aux rapports anecdotiques des bénéfices de la combinaison spécifique de psilocybine, HE et B3 ».</p>



<p>Source: <a href="https://torontosun.com/news/national/new-study-shows-benefits-of-microdosing-psilocybin">https://torontosun.com/news/national/new-study-shows-benefits-of-microdosing-psilocybin</a></p>
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		<title>Le café du sénateur Campbell</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 17:14:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ça s’est passé l’automne dernier sur la côte Ouest. Un beau soleil réchauffait l’île Galiano, qui émerge entre la grande île de Vancouver et la métropole du même nom. Et Larry Campbell, l’un des 1000 insulaires de ce « joyau du détroit de Géorgie », se sentait bien. Étrangement bien, même. En fait, il ne s’était pas senti&#8230;</p>
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<p>Ça s’est passé l’automne dernier sur la côte Ouest. Un beau soleil réchauffait l’île Galiano, qui émerge entre la grande île de Vancouver et la métropole du même nom. Et Larry Campbell, l’un des 1000 insulaires de ce « joyau du détroit de Géorgie », se sentait bien.</p>



<p><a href="javascript:window.print();"></a>Étrangement bien, même.</p>



<p>En fait, il ne s’était pas senti aussi bien depuis… depuis… «&nbsp;Oh. Depuis très, très longtemps&nbsp;», nous raconte l’homme de 74&nbsp;ans, ancien maire de Vancouver, ancien policier et sénateur au Parlement d’Ottawa depuis 2005.</p>



<p>Car derrière cette carrière bien remplie, Larry Campbell souffre de dépression chronique depuis maintenant 30&nbsp;ans. «&nbsp;Et j’ai toujours été un peu irritable. Ça ne s’arrangeait pas avec l’âge…&nbsp;»</p>



<p>Mais en cet automne&nbsp;2021, bizarrement, il se sentait bien. Il ne sortait plus de ses gonds au moindre tracas. Son tempérament colérique semblait apaisé.</p>



<p>Intrigué par cette sérénité retrouvée, il en a parlé à sa femme. Qui, elle, n’était pas vraiment étonnée.</p>



<p>C’est alors qu’elle m’a dit que, depuis deux semaines, elle saupoudrait des champignons magiques dans mon café…</p>



<p>Larry Campbell, sénateur au Parlement d’Ottawa</p>



<p>Attendez, attendez, supplie notre interlocuteur. Cette histoire n’est pas celle d’une épouse qui drogue son mari en cachette, insiste-t-il. «&nbsp;Avant que vous blâmiez mon épouse, il faut que vous sachiez qu’elle m’avait dit ce qu’elle ferait. Mais bon, comme beaucoup de maris, j’avais tendance à ne pas toujours écouter ce que dit ma femme…&nbsp;»</p>



<p>Il en rit de bon cœur au bout du fil. Mais l’essence de son message ne porte pas sur les circonstances par lesquelles des microdoses de psilocybine – l’élément hallucinogène dans les champignons dits «&nbsp;magiques&nbsp;» – se sont retrouvées dans son café.</p>



<p>Ce sur quoi Larry Campbell veut insister, c’est le potentiel thérapeutique que cette drogue renferme, et qu’il faut l’étudier de près en élargissant l’accès à un usage thérapeutique. «&nbsp;La science à ce sujet est encore incomplète, mais il y a des preuves que les médicaments psychédéliques peuvent aider à traiter la dépression, l’anxiété, les chocs post-traumatiques et les dépendances.&nbsp;»</p>



<p>Son exemple est éloquent, souligne-t-il, puisque dans son cas, l’effet placebo peut être écarté. Et en ingurgitant des microdoses de psilocybine, il n’a jamais ressenti d’effet hallucinogène.</p>



<p>«&nbsp;Au bout de trois ou quatre jours après le début de la consommation, j’ai commencé à me sentir heureux. C’est la seule façon dont je peux le décrire. Je ne voyais pas de licornes, le ciel n’était pas plus bleu, je n’étais pas pris d’une envie soudaine d’écouter du Janis Joplin ou du Jimi Hendrix… Je me sentais simplement plus heureux.&nbsp;»</p>



<p>J’ai réalisé que mon état d’esprit avait changé.</p>



<p>Larry Campbell, sénateur au Parlement d’Ottawa</p>



<p>«&nbsp;Avant, je pouvais stupidement m’énerver simplement en faisant la file. Mais là, au moment où j’aurais pu me mettre en colère, j’arrivais à me raisonner. Ça, c’était vraiment un gros changement. Bon, ça m’arrive encore de m’énerver, mais ça n’arrive plus aussi souvent&nbsp;!&nbsp;»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-la-grc-au-senat">De la GRC au Sénat</h3>



<p>Larry Campbell s’y connaît un brin en matière de stupéfiants. Policier de l’escouade antidrogue à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), il a fondé le premier bureau du coroner de la ville de Vancouver en 1981 avant d’être nommé coroner en chef de la Colombie-Britannique. Des années d’investigations éprouvantes, raconte-t-il, où la crise des opioïdes a commencé à faire des ravages dans l’Ouest. Un syndrome de choc post-traumatique l’habite encore. «&nbsp;On ne mène pas des enquêtes sur des milliers de morts sans en payer le prix…&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/mobile-img.lpcdn.ca/v2/924x/b178da40/2f31d93e5d3c3f7087a47ffe6168f31f.jpg?w=1170&#038;ssl=1" alt=""/><figcaption>PHOTO CHUCK STOODY, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNELarry Campbell, alors qu’il était maire de Vancouver, en 2003</figcaption></figure>



<p>En 2002, il est porté à la mairie de Vancouver en proposant une nouvelle stratégie pour lutter contre la dépendance et la surconsommation de drogues. L’année suivante, il pilote l’ouverture du premier site d’injection supervisée de la ville (pardon&nbsp;: le premier en Amérique du Nord&nbsp;!), puis est nommé sénateur à Ottawa en 2005.</p>



<p>Le policier de l’escouade des stupéfiants aurait-il imaginé un jour s’automédicamenter avec des champignons magiques&nbsp;? «&nbsp;Non, non, non&nbsp;!&nbsp;», s’esclaffe Larry Campbell. «&nbsp;J’étais un policier, j’appliquais la loi et je pensais que c’était la chose à faire. Mais un jour, je suis devenu coroner, et mon travail était de garder les gens en vie en prévenant la mort.&nbsp;» Et à Vancouver, rappelle-t-il, des centaines de personnes meurent «&nbsp;d’une maladie qui s’appelle la dépendance&nbsp;».</p>



<p>S’il était bien au fait du problème des opioïdes, il connaissait peu les drogues psychédéliques. Celles-ci créent peu de dépendance et peuvent même, dans certains cas, apaiser les souffrances. Les travaux menés entre autres à l’Université Johns Hopkins, aux États-Unis, ont révélé des résultats encourageants du microdosage de psilocybine pour le traitement de la dépression et des dépendances.</p>



<p>Je ne suis pas en train de suggérer qu’on devrait rendre accessibles les drogues psychédéliques pour un usage récréatif. Ce que j’aimerais, c’est qu’on donne des exemptions pour un usage thérapeutique sans avoir à passer par un médecin.</p>



<p>Larry Campbell, sénateur au Parlement d’Ottawa</p>



<p>Au Canada, sauf pour de rares exceptions, la production, la vente et la possession de champignons magiques sont toujours illégales.</p>



<p>Le sénateur, d’ailleurs, ne détient pas d’exemption officielle pour consommer sa psilocybine. Il dit avoir beaucoup lu sur le sujet (notamment les ouvrages du mycologue américain Paul Stamets). Il utilise une petite balance pour mesurer lui-même ses milligrammes de champignons qu’il consomme au besoin. Mais il se garde de conseiller toute personne tentée par cette expérience. «&nbsp;Je prends la responsabilité de ce que je fais pour moi-même, dit-il. Si vous souffrez de dépression sévère, ce n’est pas une mauvaise idée d’en discuter avec votre médecin. Peut-être pourra-t-il vous diriger vers un autre spécialiste qui connaît la psilocybine, même s’il n’y en a pas beaucoup.&nbsp;»</p>



<p>Et comment s’approvisionne-t-il&nbsp;? «&nbsp;Je ne peux pas parler pour le reste du Canada, mais ici en Colombie-Britannique, ce n’est pas très difficile de trouver quelqu’un qui peut vous conseiller et vous en vendre…&nbsp;»</p>



<p>Ce qui n’est pas l’idéal, convient Larry Campbell. Et c’est pourquoi il saisit toutes les occasions pour sensibiliser les élus à cet enjeu.</p>



<p>«&nbsp;Il y a des gens au Sénat et à la Chambre des communes qui vont penser que je suis vieux et fou… Mais il faut en parler.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-point-sur-les-champignons">Le point sur les champignons</h2>



<figure class="wp-block-image"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/mobile-img.lpcdn.ca/v2/924x/3206af8efc5b3b7e8acf20198b02fc20.jpg?w=1170&#038;ssl=1" alt=""/><figcaption>PHOTO RICHARD VOGEL, ARCHIVES ASSOCIATED PRESSChampignons à psilocybine</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-resultats-prometteurs">Des résultats prometteurs</h3>



<p>Depuis quelques années, de nombreuses études ont révélé des résultats prometteurs concernant l’utilisation de psilocybine dans un contexte clinique. Contrairement aux adeptes du microdosage, comme Larry Campbell, qui s’automédicamentent sans supervision médicale, la prise de psilocybine en contexte clinique est combinée à une psychothérapie&nbsp;– autrement dit, le patient prend la substance en présence de thérapeutes qui en surveilleront les effets pendant quelques heures. Les chercheurs de l’Université Johns Hopkins (Maryland) ont publié plusieurs études à ce sujet, notamment sur le soulagement de l’anxiété chez des patients cancéreux, chez ceux qui souffrent de dépression grave ou qui ont des dépendances. Dans certains cas, une seule prise de psilocybine a eu des effets bénéfiques qui ont duré un an.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-obtenir-la-psilocybine-avec-sante-canada">Obtenir la psilocybine avec&nbsp;Santé Canada</h3>



<p>En janvier dernier, Santé Canada a annoncé un nouveau programme pour permettre aux médecins de faire une demande pour prescrire certaines drogues d’usage restreint psychédéliques, dont la psilocybine et le LSD, pour des personnes atteintes de maladies graves ou mortelles. Selon le programme, la prise de ces substances doit se faire dans un environnement clinique, combiné avec une psychothérapie menée par des spécialistes formés à cette démarche. Selon Santé Canada, en date du 23&nbsp;juin, 18&nbsp;demandes pour traiter 22&nbsp;patients avec la psilocybine ont été accordées. «&nbsp;Les autres demandes sont en cours d’examen ou ont été retirées par le médecin demandeur&nbsp;», nous a indiqué Santé Canada.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-acces-plus-ou-moins-restreint">Un accès plus ou moins restreint</h3>



<p>Malgré cette annonce présentée comme un assouplissement, le nouveau programme s’est avéré plus restrictif que l’ancienne démarche d’exemption&nbsp;: entre août&nbsp;2020 et décembre&nbsp;2021, 79&nbsp;Canadiens ont obtenu une exemption de Santé Canada pour pouvoir consommer de la psilocybine. Depuis janvier, des postulants ont ainsi vu leur demande refusée parce qu’ils ne répondaient pas aux nouvelles règles. C’est le cas de Janis Hugues, une dame de 65&nbsp;ans de Winnipeg dont l’histoire, rapportée par la CBC en février, a particulièrement indigné le sénateur Larry Campbell. M<sup>me</sup>&nbsp;Hugues, qui souffre d’un cancer du sein en phase terminale, souhaitait avoir accès à la psilocybine pour apaiser l’anxiété qui lui gâche ses derniers mois de vie. Sa demande d’accès pour un usage thérapeutique formulée à Santé Canada a été refusée. «&nbsp;Je comprends ce qu’elle vit, dit Larry Campbell. Il y a deux ans, j’ai passé 40&nbsp;jours à l’hôpital pour soigner un cancer. L’ironie, comme l’a souligné cette dame, c’est qu’elle pourrait obtenir l’aide médicale à mourir en 10&nbsp;jours, mais qu’elle ne peut pas avoir de la psilocybine.&nbsp;»<a href="https://www.cbc.ca/news/health/psilocybin-health-canada-palliative-care-1.6365516">Consultez l’article de la CBC (en anglais)</a></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-commerce-de-plus-en-plus-ouvert">Un commerce de plus en plus ouvert</h3>



<p>Paradoxalement, l’achat de champignons magiques sur le marché semble de plus en plus facile&nbsp;– il suffit de taper quelques mots-clés dans un moteur de recherche pour trouver des sites de fournisseurs de champignons bien documentés qui promettent une livraison discrète. Ces derniers mois, à Vancouver, bon nombre de commerces ont même commencé à vendre ouvertement des champignons magiques sans subir trop d’ennuis de la police. «&nbsp;Des centaines de commerces à travers le pays vendaient du cannabis avant que ce soit légalisé&nbsp;», a expliqué en mai au réseau CTV Dana Larsen, propriétaire du Magic Mushroom Dispensary. «&nbsp;Je pense qu’on verra un phénomène semblable avec les champignons.&nbsp;»<a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1869538/champignons-magiques-hallucinogene-psilocybine-legal-vancouver">Consultez l’article de Radio-Canada sur le sujet</a></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-l-interet-au-quebec">De l’intérêt au Québec</h3>



<p>En mai dernier, une première clinique québécoise, Mindspace, a obtenu une approbation de Santé Canada pour soigner un patient qui souffre de dépression avec de la psilocybine. Le chercheur et pharmacien Michel Dorval, de l’Université Laval, souhaite quant à lui documenter l’acceptabilité sociale de la prise de psilocybine pour des personnes en fin de vie. «&nbsp;Ce n’est pas quelque chose qui est très connu. On veut savoir ce que les gens en pensent, s’ils pouvaient être intéressés par cette possibilité&nbsp;», dit M.&nbsp;Dorval. Le problème de l’accessibilité à un médecin formé pour ce traitement reste un obstacle majeur. «&nbsp;On a des patients qui sont prêts à considérer cette option, mais qui ne trouvent pas de médecin pour les accompagner.&nbsp;»</p>



<p>source: <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/sante/2022-06-27/utilisation-de-psilocybine/le-cafe-du-senateur-campbell.php">https://www.lapresse.ca/actualites/sante/2022-06-27/utilisation-de-psilocybine/le-cafe-du-senateur-campbell.php</a></p>
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